Moins connus que leurs concurrents jésuites, les régents des collèges séculiers de la faculté des arts de Paris ont joué un rôle important dans le système éducatif français du XVIe au XVIIIe siècles. Ils ont en effet participé au cours de la période moderne à la formation des élites parisiennes et ont rédigé de nombreux manuels scolaires utilisés dans la France entière. La faculté des arts de Paris constitue en outre un modèle institutionnel et pédagogique dont le schéma a souvent été repris par les réformateurs des autres villes du Royaume comme par ceux du XIXe siècle.
Malgré l’importance de ces fonctions, il n’existe à ce jour aucun recensement des professeurs qui ont exercé dans ces collèges. Le présent répertoire se propose de combler partiellement cette lacune et a pour objet de faciliter le repérage et l’identification d’individus connus dans un contexte différent (comme précepteurs ou auteurs par exemple).
Pour une analyse de ce groupe :
Elaboration et contenu de la base
Cadre chronologique
Qui peut-on trouver dans ce répertoire ?
Principes de rédaction des notices
Elaboration et contenu de la base
Ce recensement a été entrepris dans le cadre d’une thèse dont l’objet principal était une étude prosopographique des carrières enseignantes. Dans cette perspective, les sources sérielles et les informations relatives à la carrière ont été privilégiées, même si d’autres types d’informations figurent également dans le répertoire. Pour la plupart des notices, les renseignements fournis sont sommaires, et le lecteur qui chercherait une biographie complète de ces professeurs ne manquera pas d’être déçu.
Les lacunes de la documentation des XVIIe et XVIIIe siècles ne permettent cependant pas de reconstituer chaque carrière dans son ensemble et le nombre d’individus pris en compte interdit toute enquête systématique dans ce sens. Les biographies publiées de professeurs ont pourtant été systématiquement recherchées dans les dictionnaires édités depuis le XIXe siècle. Celles qui existent sont signalées dans la fiche correspondante. Ce répertoire offre donc une série de renseignements ponctuels et, pour certains individus, des pistes bibliographiques permettant un approfondissement.
Cadre chronologique
Le cadre chronologique couvert par le présent répertoire s’étend de 1598 (rédaction des nouveaux statuts de l’université de Paris) à 1793 (suppression officielle des collèges de la faculté des arts).
Qui peut-on trouver dans ce répertoire ?
Le critère d’intégration dans la base est le fait d’avoir enseigné ou d’avoir demandé à enseigner dans l’un des collèges de la faculté des arts de Paris. Le répertoire qui suit ne recense pourtant pas tous les régents qui ont exercé entre 1598 et 1793. En effet, les sources disponibles permettant le repérage des enseignants parisiens sont très largement lacunaires et expliquent le caractère hétéroclite de la liste qui suit.
Figurent dans le répertoire :
Principes de rédaction des notices
D’une manière générale, les informations données sont les plus proches possibles de celles directement fournies par les archives ; les interprétations spéculatives liées à la faiblesse de la documentation sur une partie de l’identité ou de la carrière d’un individu ont été autant que possible bannies.
- « émérite » ne signifie pas nécessairement que le professeur a cessé son activité, mais cette dénomination montre que l’on a déjà enseigné un certain nombre d’années. En revanche « émérite retiré » signale la fin de l’exercice ;
- même si cette nomenclature n’est pas toujours suivie avec rigueur dans les sources, un « professeur de grammaire » exerce normalement de la 6e à la 4e ; un « professeur d’humanités » en 3e ou seconde ; un « professeur de rhétorique » en 1ère. La différence entre « régent » et « professeur » est peu significative : le « régent » désigne traditionnellement celui qui enseigne dans les petites classes, mais l’on rencontre parfois des « régents de philosophie. »
- « aucune publication » signifie que l’individu concerné a fait l’objet d’une recherche bibliographique qui est restée vaine. Les informations sur les publications n’ont pas la rigueur d’une véritable bibliographie puisque l’éditeur, la pagination, la date et le lieu de publication sont omis. Elles donnent cependant une idée du type de production et pourront facilement être complétées en cas de besoin en consultant le catalogue de la BNF, d’où proviennent pratiquement toutes ces informations.