URA 1397

Liste chronologique des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations

 

 

Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)

 


Bien que Fourcroy et ses successeurs, jusqu’à Mgr Frayssinous, n’aient pas eu la charge d’un ministère de l’Instruction publique, ils ont cependant œuvré de manière déterminante dans l’organisation de l’Université et la mise en place du système éducatif de 1802 à 1824, c’est pourquoi on trouvera ici leurs biographies.
De 1802 à 2004, ce sont 206 ministres et secrétaires d’Etat qui se sont succédé au ministère de l’Instruction publique.

ROYER-COLLARD (Pierre Paul)
Né le 21 juin 1763 à Sompuis (Marne)
Mort le 4 septembre 1845 à Châteauvieux (Loir-et-Cher).

Fils de Antoine Royer, laboureur, lui-même fils de notaire, et de Angélique Félicité Collard.
Son frère, Antoine Athanase (1768-1825), inspecteur général de l’Université en 1808, puis inspecteur général des études pour l’enseignement supérieur de la médecine, est nommé professeur de médecine légale à la faculté de médecine de Paris, en 1823.
En 1799, il épouse Augustine de Forges de Chateaubrun, d’une famille d’ancienne noblesse du Berry dont il aura quatre enfants.

Date de nomination
Président de la commission de l’Instruction publique : 15 août 1815 – 29 décembre 1818

Successivement professeur de mathématique en province et avocat à Paris (1787), il adhère au mouvement révolutionnaire, mais doit quitter la capitale durant la Terreur. Membre du conseil municipal de Paris (1788-1792); député au conseil des Cinq-Cents en 1797, son élection est annulée par le coup d’Etat du 18 fructidor. Il devient alors, et pour toujours, partisan de la monarchie constitutionnelle, et entre en relation avec les représentants de Louis XVIII. Membre du conseil royal (1798-1803). Pastoret lui offre, en 1810, sa succession à la chaire d’histoire de la philosophie de la faculté des lettres de Paris ; il occupe ces fonctions jusqu’en 1814. Nommé directeur de la librairie, conseiller d’Etat et doyen de la faculté des lettres de Paris lors de la première Restauration (1814). L’ordonnance du 15 août 1815 remplace le Grand maître et le Conseil de l’Université par une Commission de l’Instruction publique dont il devient le président. L’une de ses premières préoccupations est de développer l’instruction primaire qu’il organise en faisant signer par le roi l’ordonnance du 29 février 1816. Député de la Marne, il est élu sans interruption de 1815 à sa mort. Exclu du Conseil d’Etat en 1820. Président de la Chambre des députés, en 1828, il présente l’adresse des 221 à Charles X.
Il est élu à l'Académie française le 19 avril 1827 en remplacement du marquis de Laplace, et reçu par le comte Pierre Daru le 13 novembre suivant. Cette élection marque une date dans l'histoire de cette institution : elle est le point de départ d'une évolution de l'Académie vers les idées libérales. Il vote pour Guizot, accueille mal Victor Hugo mais vote pour lui
Il publie un Cours d’histoire de la philosophie moderne (1813), ses Fragments philosophiques sont édités par A. Schimberg, en 1913. Il est aussi l’éditeur des Archives philosophiques politiques et littéraires (1817) et publie un Eloge de Guibert dans le Journal des Débats (1806).

Sources consultées
Huguet (Françoise). – Les Professeurs de la faculté de médecine de Paris. Dictionnaire biographique 1794-1939. – Paris : INRP ; CNRS, 1991, 752 p. pp. 430-432. / Charle (Christophe). – Les Professeurs de la faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1809-1908. – Paris : INRP ; CNRS, 1985, 179 p. pp. 155-156. / Site internet de l’Académie française y compris pour le portrait. / Grand Larousse du XXe siècle. / Nique (Christian) ; Lelièvre (Claude). – Histoire biographique de l’enseignement en France. – Paris : Retz, 1990, 351 p. pp. 170-171. /