URA 1397

Liste chronologique des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations

 

 

Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)

 

HABY (René)
Né le 9 octobre 1919 à Dombasle sur Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
Mort en été 2003
Père : René, ouvrier d’usine
Mère : ouvrière lingère

Date de nomination
Ministre de l’Education nationale : 29 mai 1974 – 5 avril 1978

Orphelin de père à l’âge de sept ans, il fait ses études primaires à l’école de Dombasle et entre à l’école normale d’instituteurs de Nancy (1934). Nommé instituteur, en 1938, dans la banlieue de Nancy, il est mobilisé en 1940 et fait prisonnier. Libéré, il est incorporé dans l’organisme préparatoire des Chantiers de jeunesse. Il reprend, en 1941, un poste à Nancy. Il sert d’agent de liaison avec le maquis. Après la guerre, il fait des études supérieures à la faculté de lettres de Nancy et devient agrégé de géographie en 1954, docteur ès lettres en 1965. D’abord professeur de lycée, il est ensuite proviseur, puis directeur de la Pédagogie au ministère de l’Education nationale (1962-1965). Inspecteur général (1963), il est de 1964 à 1972, chargé de cours de géographie aux faculté des lettres de Metz, de Nancy et de Paris. Directeur de cabinet de François Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports (1966-1968), il est nommé recteur de l’académie de Clermont-Ferrand (1972-1974) avant de prendre le portefeuille de l’Education nationale (1974-1978). Dès son arrivée à la tête de ce ministère, il lance un grand projet qui deviendra « la réforme du collège unique » ou « réforme Haby ». Il unifie les structures administratives du premier cycle en supprimant la distinction entre CES et CEG, qui deviennent tous des collèges. Il unifie aussi les structures pédagogiques en mettant fin à l'organisation de la scolarité en filières, les sections devenant « indifférenciées ». La répartition des élèves dans les classes s'effectue sans distinction, l’hétérogénéité des classes est établie, des actions de soutien et des activités d'approfondissement sont organisées, le diplôme national du Brevet des collèges sanctionne la formation acquise (il remplace le Brevet d'études du premier cycle du second degré - BEPC - créé en 1947).Le brevet est obtenu soit à la suite d'un examen, soit au vu des seuls résultats scolaires du candidat. L’idée de la réforme est d’orienter les élèves en fonction de leurs aptitudes en fin de 3ème vers l’enseignement général, technique ou professionnel. Cependant il subsiste, en fin de 5ème, une orientation notamment vers des classes de préparation au CAP (certificat d’aptitude professionnelle) permettant au système éducatif de trouver une place aux élèves qui réussissaient mal et que l’école refusait. La réforme n’est mise en application qu’à la rentrée scolaire de septembre 1977. Cependant, devant une opposition assez générale, le projet bute sur la définition d’un socle commun de connaissances comprenant des compétences technologiques et professionnelles. Député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988.
Sources consultées
Allaire (Martine) ; Frank (Marie-Thérèse). – Témoins et acteurs des politiques de l’éducation depuis la Libération. Tome 1, inventaire de cinquante entretiens. – Paris : INRP, 1995, 197 p. ; pp. 101-104. / Portrait du site internet : www.republicain-lorrain.fr. / Yvert (B.), dir. – Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. – Paris : Perrin, 1990, 1028 p., pp. 938-939. / Site internet :perso.wanadoo.fr./ Nique (Christian) ; Lelièvre (Claude). – Histoire biographique de l’enseignement en France. – Paris : Retz, 1990, 351 p. pp. 322-323. /