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URA 1397 | ||||
Liste chronologique
des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations
Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)
Bien que Fourcroy et ses successeurs, jusqu’à Mgr Frayssinous, n’aient pas eu la charge d’un ministère de l’Instruction publique, ils ont cependant œuvré de manière déterminante dans l’organisation de l’Université et la mise en place du système éducatif de 1802 à 1824, c’est pourquoi on trouvera ici leurs biographies.
De 1802 à 2004, ce sont 206 ministres et secrétaires d’Etat qui se sont succédé au ministère de l’Instruction publique.
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| FRAYSSINOUS (Denis Antoine Luc, comte) Né le 9 mai 1765 à La Vayssière (Aveyron) Mort le 12 décembre 1841 à Rodez (Aveyron) Fils de Antoine, avocat en parlement et de Marguerite Pons. |
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Date de nomination
Grand maître de l’Université royale : 1er juin 1822 – 26 août 1824
Ministre des Affaires ecclésiastiques et de l’Instruction publique : 26 août 1824 –1er février 1828
Après avoir reçu une éducation élémentaire chez un curé du voisinage, il suit comme externe les cours du collège de Rodez, puis entre, à Paris, dans la communauté des prêtres de Saint-Sulpice. Ordonné prêtre en 1788, il est invité à prendre ses grades en Sorbonne, mais la Révolution interrompt le cours de ses études et le renvoie dans son pays natal. Il y exerce le vicariat pendant huit ans avant d’être rappelé dans la capitale en 1801, pour concourir avec les prêtres de Saint-Sulpice à la réorganisation de l’instruction supérieure au sein des études théologiques. Il ouvre en 1803 les conférences de Saint-Sulpice, auxquelles son nom est resté attaché ; elles sont interrompues en 1809, reprises en 1814 et définitivement arrêtées en 1822. Elles sont réunies dans un ouvrage intitulé Défense du Christianisme. Nommé, par Fontanes, inspecteur de l’académie de Paris (1809) et secrétaire de la commission ecclésiastique, il est promu en février 1815 inspecteur général des études, puis appelé par Louis XVIII, le 15 août 1815, à faire partie de la commission devant exercer les pouvoirs précédemment attribués au grand maître et au Conseil de l’Université. Premier aumônier du roi en 1821, il se voit offrir en 1822 le siège épiscopal d’Amiens, qu’il refuse et, le 19 avril suivant, le pape Pie VII le nomme évêque d’Hermopolis « in partibus infidelium », lui confiant ainsi la charge de l’épiscopat sans lui en imposer les contraintes. Le 1er juin 1822, Louis XVIII le nomme grand maître de l’Université, titre ressuscité pour lui. Pendant la période qui suit, il va imposer une politique de réaction cléricale dans l’Université ; des mesures d’épuration sont prononcées par dizaine, l’Ecole normale est fermée, des prélats sont nommés à des postes de responsabilités et les congrégations enseignantes sont encouragées, au contraire de l’enseignement mutuel. Pair de France (1822), il se voit confier le 26 août 1824 le ministère nouvellement crée des Affaires ecclésiastiques et de l’Instruction publique, mais après le remaniement ministériel d’août 1829, il n’est plus chargé que de la présentation aux titres ecclésiastiques. Après la révolution de 1830, il se démet de ses fonctions, renonce aussi à siéger à la Chambre des pairs et voyage en Savoie, en Suisse et en Italie où il est reçu par le pape Grégoire VIII. Revenu en France, il est appelé le 26 août 1833, par Charles X alors en exil, pour aller à Prague en tant que précepteur du duc de Bordeaux, son petit-fils. Il revient en France en 1838 et se retire un an plus tard dans son pays natal. Membre de l’Académie française en 1822 en remplacement de l’abbé Sicard, il est chevalier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre du Saint-Esprit.
Sources consultées
Havelange (I.) ; Huguet (F.) ; Lebedeff (B.), sous la dir. de G. Caplat. – Les Inspecteurs généraux de l’Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914. – Paris : INRP ; CNRS, 1986, 700 p., pp. 358-359. / Site internet de l’Académie française, y compris pour le portrait. / Yvert (B.), dir. – Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. – Paris : Perrin, 1990, 1028 p., pp. 134-135. / Nique (Christian) ; Lelièvre (Claude). – Histoire biographique de l’enseignement en France. – Paris : Retz, 1990, 351 p. pp. 171-173. /