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URA 1397 | ||||
Liste chronologique
des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations
Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)
| FALLOUX DU COUDRAY (Frédéric Alfred Pierre, comte de) Né le 7 mai 1811 à Angers (Maine-et-Loire) Mort le 6 janvier 1886 à Paris Issu d’une famille de propriétaires d’Angers anoblie sous la Restauration. |
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Date de nomination
Ministre de l’Instruction publique et des Cultes : 20 décembre 1848 – 31 octobre 1849
Durant son mandat, l’intérim est assuré plusieurs fois :
Du 10 au 20 février 1849, par Buffet, ministre de l’Agriculture et du Commerce
Du 28 juillet au 3 août 1849, par Dufaure, ministre de l’Intérieur.
Du 18 août au 10 septembre1849 ; puis du 14 septembre au 31 octobre 1849, par Lanjuinais, ministre de l’Agriculture et du Commerce
Député royaliste de Segré en 1846, puis à l’Assemblée constituante de 1848, il est ministre de l’Instruction publique de décembre 1848 à octobre 1849 ; c’est en tant que tel qu’il dépose, en faveur de la liberté de l’enseignement, le projet de loi qui, voté en 1850, a gardé le nom de loi Falloux. Cette loi fixe certaines règles du système scolaire primaire et secondaire français. En ce qui concerne l'enseignement primaire, elle y affirme le primat de l'éducation religieuse sur les autres matières et la prépondérance morale du curé sur l'enseignement dispensé par l'instituteur. Pour l'enseignement secondaire, l'indépendance la plus totale y est laissée, à la fois sur le plan pédagogique et administratif, aux établissements privés, dits «libres» par la loi. Cette loi fixe donc, d'une part, les règles régissant les rapports entre l'école publique telle qu'avait commencé à la mettre en place la loi Guizot de 1833 et l'école privée; d'autre part, elle donne à l'Église catholique un pouvoir considérable sur l'ensemble du système scolaire. La totale liberté laissée aux congrégations autorisées ou non (les jésuites par exemple) d'ouvrir des collèges leur permet de scolariser 48000 élèves en 1876 contre 40000 seulement pour les collèges publics. Réélu à la Législative. Arrêté lors du coup d’Etat de 1851, il quitte la politique. Membre de l’Académie française (1856).
Sources consultées
Grand Larousse du XXe siècle. / Site internet de l’Académie française y compris pour le portrait. / Yvert (B.), dir. – Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. – Paris : Perrin, 1990, 1028 p., pp. 255-257. / Nique (Christian) ; Lelièvre (Claude). – Histoire biographique de l’enseignement en France. – Paris : Retz, 1990, 351 p. pp. 197-198. /