URA 1397

Liste chronologique des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations

 

 

Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)

 


DURUY (Jean Victor)
Né le 11 septembre 1811 à Paris
Mort le 15 novembre 1894 à Paris
Fils de Charles Marie, ouvrier en chef à la manufacture des Gobelins, et de Marie Suzanne Legendre.
Il épouse en premières noces Mlle de Graffendied et, en secondes noces, Marie Florina Redel.

Date de nomination
Ministre de l’Instruction publique : 23 juin 1863 – 17 juillet 1869
Le 13 août 1864 l’intérim est assuré par Béhic, ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics.

Elève de l’école primaire de la rue du Pot de fer et destiné à exercer la profession paternelle, il travaille en même temps à l’atelier des apprentis de la manufacture des Gobelins. Remarqué par ses capacités intellectuelles, titulaire d’une demi-bourse, il entre au collège Rollin et obtient le baccalauréat en 1830. Admis la même année à l’ENS, il est reçu premier à l’agrégation d’histoire en 1833. Nommé professeur d’histoire au collège de Reims, il est rappelé trois mois plus tard à Paris pour occuper la chaire d’histoire au collège Henri IV, il y enseigne pendant plus de vingt-cinq ans. Après avoir obtenu son doctorat ès lettres en 1853, il est nommé, en 1861, inspecteur de l’académie de Paris et maître de conférences à l’ENS. Promu à l’inspection générale en février 1862, il obtient la même année une chaire d’histoire à l’Ecole polytechnique. Ministre de l’Instruction publique le 23 juin 1863, il conserve ce poste jusqu’au 17 juillet 1869, date à laquelle il demande sa mise à la retraite. Son œuvre de ministre touche à toutes les branches de l’enseignement : augmentation du nombre des écoles primaires (loi du 10 avril 1867 qui organise l’enseignement primaire), création de la caisse des écoles, des cours d’adultes, des bibliothèques scolaires, de l’enseignement secondaire spécial ; rétablissement de l’agrégation de philosophie, instauration de conférences pour l’enseignement des jeunes filles, fondation de l’Ecole des hautes études, de l’observatoire météorologique du parc Montsouris, etc. En 1866, Jean Macé fonde la ligue française de l’enseignement pour développer l’action en faveur d’une école publique laïque. Nommé sénateur à son départ du ministère, il rentre dans la vie privée à la chute de l’Empire. Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1873), de l’Académie des sciences morales et politiques (1879), de l’Académie française (1884). Grand officier de la légion d’honneur (1867).

Sources consultées
Havelange (I.) ; Huguet (F.) ; Lebedeff (B.), sous la dir. de G. Caplat. – Les Inspecteurs généraux de l’Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914. – Paris : INRP / CNRS, 1986, 700 p. pp 329-331. / Grand Larousse du XXe siècle. / Site internet : Napoléon III. / Site internet de l’Académie française y compris pour le portrait. / Yvert (B.), dir. – Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. – Paris : Perrin, 1990, 1028 p., pp. 252-253. / Nique (Christian) ; Lelièvre (Claude). – Histoire biographique de l’enseignement en France. – Paris : Retz, 1990, 351 p. pp. 199-203. /