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URA 1397 | ||||
Liste chronologique
des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations
Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)
Bien que Fourcroy et ses successeurs, jusqu’à Mgr Frayssinous, n’aient pas eu la charge d’un ministère de l’Instruction publique, ils ont cependant œuvré de manière déterminante dans l’organisation de l’Université et la mise en place du système éducatif de 1802 à 1824, c’est pourquoi on trouvera ici leurs biographies.
De 1802 à 2004, ce sont 206 ministres et secrétaires d’Etat qui se sont succédé au ministère de l’Instruction publique.
CUVIER (Jean Léopold Nicolas Frédéric, dit Georges, baron) Fils de Jean Georges, lieutenant dans le régiment suisse de Valtner, chevalier de l’ordre du mérite militaire, au service de France, bourgeois de Montbéliard, et de Clémence Chatel. |
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Date de nomination
Grand maître de l’Université : 13 septembre 1819 – 1er novembre 1820
Président, par intérim, du Conseil royal de l’Instruction publique : 31 juillet 1821-1er juin 1822
Issu d’une famille modeste de religion protestante, il manifeste très jeune un goût prononcé pour les sciences naturelles. Son intérêt pour l’œuvre de Buffon lui fait quelque peu négliger l’étude des autres disciplines, et ses parents doivent renoncer à lui faire embrasser la carrière pastorale à laquelle ils le destinaient. En 1784, il obtient une bourse pour faire ses études à l’académie Caroline de Stuttgart, il y étudie le droit, y apprend l’allemand et se passionne pour les sciences naturelles. En 1788, il gagne la Normandie pour occuper la place de précepteur du comte d’Héricy. Le 20 mars 1795, il est nommé, grâce à l’appui de l’abbé Tessier, ancien membre de l’Académie des sciences, professeur d’histoire naturelle à l’école centrale du Panthéon, où il est le collègue de Fontanes. Le 21 juillet de la même année, il supplée Mertrud dans son poste au Jardin des Plantes, où il a Fourcroy comme collègue. Elu membre résident de la section d’anatomie et de zoologie à l’Institut, le 13 décembre 1795, il en devient, en 1800, secrétaire pour les sciences physiques (section dont Bonaparte est le président), puis secrétaire perpétuel à la création de cette fonction, le 31 janvier 1803. Il succède à Daubenton au Collège de France en janvier 1800. Titulaire de la chaire d’anatomie comparée au Muséum en 1802, il commence à réunir les pièces d’une collection unique au monde. Le 11 juin 1802, Bonaparte le nomme commissaire pour la formation des lycées et le charge de fonder les lycées de Marseille et Bordeaux. Le 19 septembre 1808, il entre au Conseil de l’Université dont il devient titulaire à vie en 1809. Il est ensuite chargé de la rénovation de l’enseignement supérieur à Paris, d’une enquête sur la situation des établissements d’instruction publique dans les départements nouvellement formés en Italie du nord (1809-1810), en Hollande, dans les villes hanséatiques et les nouveaux départements d’Allemagne du sud (1811-1812), puis de la réorganisation de l’instruction publique à Rome (1813-1814). Dans ses rapports, il signale au grand maître, Fontanes, les usages qu’il serait bon d’introduire en France. Il occupe les fonctions de vice-recteur de la faculté de médecine de Paris (11 janvier 1808), de la faculté des sciences (17 mars 1809), puis assure la présidence de la commission d’administration de la faculté des sciences de l’académie de Paris (8 novembre 1811). En 1813, il est nommé maître des requêtes au Conseil d’Etat. Le cumul de toutes ces charges lui attire bien des inimitiés, mais il semble qu’il ait rempli ses fonctions avec la plus grande conscience, car sous la Restauration, les rois lui témoignent la même confiance que l’empereur. Nommé conseiller d’Etat puis membre du Conseil royal de l’Instruction publique en 1815, il est le 15 août de cette année là, nommé membre de la commission de l’Instruction publique. Il prend une part accrue à l’administration du royaume : président du Comité de l’Intérieur de 1819 à sa mort, conseiller de l’Université où il exerce les fonctions de chancelier de 1821 à 1827, il entre à l’Académie française en 1818, refuse la même année le portefeuille de l’Intérieur et reçoit le titre de baron en 1820. Il exerce les fonctions de grand maître de l’Université (13 septembre 1819 – 1er novembre 1820), puis de président du Conseil royal de l’Instruction publique, par intérim (31 juillet 1821-1er juin 1822). Il est en outre, à partir de 1822, grand maître des facultés de théologie protestante, et chargé en 1827 de l’administration des cultes non catholiques au ministère de l’Intérieur. Il est élevé à la pairie en 1831. Grand officier de la Légion d’honneur.
Il a beaucoup écrit ; on lui doit un très grand nombre de discours, d’éloges, de rapports, de mémoires. Il a consigné les résultats de ses recherches dans de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Tableau élémentaire de l’histoire naturelle des animaux (an VI) ; Recherches sur les ossements fossiles des quadrupèdes (1812) ; Le Règne animal distribué d’après son organisation (1817). Son œuvre d’organisateur de l’Instruction publique apparaît dans des recueils de rapports : Rapports sur les établissements d’Instruction publique des départements au-delà des Alpes, faits en 1809 et 1810 par une commission extraordinaire composée de MM. Cuvier, de Coiffier et de Balbe ; et dans divers discours officiels : Discours de M. le Bon Cuvier, commissaire du roi, sur le budget du Conseil royal de l’Instruction publique. Séance du 18 juin 1821.
Sources consultées
Havelange (I.) ; Huguet (F.) ; Lebedeff (B.), sous la dir. de G. Caplat. – Les Inspecteurs généraux de l’Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914. – Paris : INRP ; CNRS, 1986, 700 p., pp. 272-274. / Portrait du site internet de l’Académie française /