URA 1397

Liste chronologique des ministres chargés de l'Education nationale
et de leurs différentes appellations

 

 

Liste des ministres de l'Instruction publique depuis 1802 jusqu'à nos jours (2008)

 

BERTHELOT (Pierre Eugène Marcelin)
Né le 25 octobre 1827 à Paris
Mort le 18 mars 1907 à Paris
Fils de Jacques Martin, médecin et de Ernestine Sophie Claudine Biard
Le 10 mai 1861, il épouse Sophie Caroline Niaudet, fille de Jean Louis Prosper, négociant. Elle décède une demi-heure avant son époux.

Deux portraits

Date de nomination
Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts : 11 décembre 1886 – 30 mai 1887

Licencié de physiques en 1849, il prend, entre 1848 et 1850, huit inscriptions à la faculté de médecine de Paris. Il est reçu docteur ès sciences en avril 1854 et pharmacien de première classe en 1858. Préparateur du cours de chimie au Collège de France (1851-1859), il est nommé, en 1859, professeur de chimie organique à l’école supérieure de pharmacie. Il obtient, en 1865, la chaire de chimie organique créée pour lui au Collège de France et fonde ensuite à Meudon, le laboratoire de chimie végétale. En décembre 1876, il est nommé par le ministre de la Guerre et sur présentation de l’Académie des sciences, membre du comité des poudres et salpêtres et devient, en 1878, président de la commission des substances explosives. Nommé, en 1876, inspecteur général de l’enseignement supérieur pour les sciences, il œuvre durant toute sa carrière au développement de l’instruction publique. Il concourt ainsi à la création de l’Ecole pratique des hautes études, à la réorganisation de l’enseignement supérieur, surtout dans l’ordre des sciences ; il préside à la création des maîtrises de conférences dans les facultés, à celle des bourses de l’enseignement supérieur, à l’agrandissement et à la fondation de laboratoires, à la reconstitution des facultés et à la direction nouvelle donnée à leurs enseignements. Elu sénateur inamovible en 1881, c’est en cette qualité qu’il concourt à l’élaboration des lois qui ont modifié la caisse des écoles afin qu’elle puisse fournir les ressources nécessaires à la reconstruction des laboratoires et des bâtiments de l’enseignement supérieur. Il préside aussi la commission chargée de préparer et de faire voter la loi relative à la réorganisation et à la laïcité de l’enseignement primaire (octobre 1886). Le 11 décembre 1886, il est nommé ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts dans le cabinet Goblet, mais ne reste en fonctions que jusqu’au 31 mai 1887. Le 3 novembre 1895, il reçoit le portefeuille des Affaires étrangères dans le cabinet radical formé par Léon Bourgeois, mais à la suite des tensions franco-anglaises, il remet sa démission au président du Conseil, le 28 mars 1896. Membre de l’Académie de médecine (1867), il est reçu à l’Académie des sciences en 1873, il en est le secrétaire perpétuel lors de la retraite de Pasteur ; membre de l’Académie française. Grand-croix de la Légion d’honneur.

Sources consultées
Havelange (I.) ; Huguet (F.) ; Lebedeff (B.), sous la dir. de G. Caplat. – Les Inspecteurs généraux de l’Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914. – Paris : INRP / CNRS, 1986, 700 p. pp. 161-163. / Site internet de l’Académie française, y compris le portait. / Portrait 2 du site internet : isimabomba.free.fr. / Yvert (B.), dir. – Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. – Paris : Perrin, 1990, 1028 p., p. 371. /