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URA 1397 | ||||
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Association internationale d'histoire de l'éducation ISCHE
XXIV Paris, 10-13 juillet 2002 |
ISCHE XXIV Paris 2002
L'enseignement secondaire
Histoire institutionnelle, culturelle
et sociale
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Présentation du congrès |
Le 24e congrès de lISCHE aura lieu à Paris du 10 au 13 juillet 2002, au lycée Louis-le-Grand. Il sera organisé par le Service dhistoire de léducation (SHE), département de lInstitut national de recherche pédagogique (INRP) et unité de recherche associée au CNRS (URA 1397), et par l'Université de Paris - Sorbonne (Paris IV).
Lenseignement secondaire, dont l'histoire est généralement moins étudiée que celle des enseignements primaire et supérieur, est pourtant un objet historique particulièrement riche. Par le passé, lenseignement secondaire donnait une éducation générale et une culture commune aux futures élites sociales. Dans des sociétés plus démocratiques, où la formation de tous est devenu un atout économique autant quun droit, il a dû, et il doit aujourdhui, sadapter à de larges publics en se diversifiant ou en essayant dinventer une nouvelle culture commune et de nouvelles façons de la transmettre. Lintérêt historique et les enjeux actuels de cette question ont conduit le comité dorganisation du XXIVe congrès de lISCHE à proposer le thème de lhistoire de lenseignement secondaire, au sens le plus large tout enseignement postélémentaire s'adressant à un public d'adolescents sans limite chronologique ni géographique. L'organisation du congrès coïncide avec le bicentenaire de la création des lycées, qui donnera lieu par ailleurs, et en coordination avec lui, à un colloque particulier.
Le bicentenaire des lycées
La Révolution française a abattu les anciens collèges, dont le modèle, répandu à travers une large part de l'Europe, remontait à l'époque de la Renaissance. La création des lycées, en 1802, leur substitue finalement un type d'établissement secondaire assez proche, mais placé sous la tutelle de l'État, et dont les enseignants constituent le cur de l'Université, organisation corporative à laquelle est confiée en 1808 le monopole de l'instruction publique. Les lycées ont formé, pendant près de deux siècles, les fils - plus tardivement les filles - de l'élite sociale, cantonnant l'enseignement supérieur à un rôle de formation spécialisée aux métiers du droit, de la médecine, du génie civil et militaire ou de l'enseignement. La démocratisation de l'enseignement, après la seconde guerre mondiale, fusionne cet enseignement secondaire élitiste avec des formes populaires de scolarité postélémentaire. Si le modèle très centralisé de l'Université napoléonienne n'a jamais correspondu totalement à la réalité, si l'enseignement public dominant a laissé une place à l'enseignement privé, l'implication de l'État constitue de toute évidence un des traits caractéristiques de l'organisation de l'enseignement français, en particulier au niveau secondaire.
Le bicentenaire de la création des lycées est l'occasion, en France,
de réfléchir à la genèse d'un système éducatif très marqué par la tutelle de
l'État et par la place dominante qu'y a occupé l'enseignement secondaire. Elle
peut-être, pour la communauté internationale des chercheurs en histoire de l'éducation,
le point de départ d'une interrogation comparative sur les quatre grands thèmes
suivants :
1. Histoire politique, institutionnelle, administrative
L'analyse des structures scolaires des différents pays fait apparaître des différences considérables, en fonction desquelles on peut éventuellement tenter de définir des modèles nationaux ou plurinationaux. Le développement et le fonctionnement des réseaux d'établissements qui constituent, dans tel pays, l'enseignement secondaire - ou une autre forme scolaire s'adressant aux mêmes groupes d'âges - peut dabord être envisagé du point de vue du rôle des autorités politiques et administratives. Par autorités politiques et administratives, on entend non seulement l'État, qu'il soit centralisé ou fédéral, mais aussi toute autre autorité locale ou régionale, et par extension les institutions, telles que les églises, qui peuvent ou ont pu réglementer, contrôler, financer ou prendre directement en main le développement de ces réseaux d'établissements. Les modalités de la coexistence éventuelle d'un secteur privé et d'un secteur public font aussi partie de la question.
Inversement, l'interrogation sur le rôle d'une autorité centrale pose
la question du degré d'autonomie des établissements eux-mêmes, et on pourra étudier
leur capacité à innover, à diversifier l'offre d'enseignement, à développer des
stratégies propres, liées à un contexte de concurrence. Cette dualité recouvre une
question historiographique : comment insérer la dimension locale de lhistoire
scolaire dans une analyse générale ?
2. Létablissement et la communauté scolaire comme objets détude
L'éclairage peut porter sur l'établissement scolaire comme objet historique. Lapport de la monographie d'établissement à lhistoire éducative pourrait être examiné, à partir détudes de ou d'un point de vue historiographique. On pourrait aussi travailler sur les formes que la communauté éducative des établissements a pu prendre au fil du temps et sur la notion de "culture" d'établissement : comment elle naît, quels effets elle produit, quels efforts sont déployés pour veiller à son entretien.
On peut centrer l'attention sur les élèves, sur le temps qu'ils
consacrent dans l'établissement à des activités scolaires et non scolaires, sur
lexpérience que constitue leur scolarité, sur la valeur psychologique et sociale
prêtée à l'intégration dans un groupe de camarades. Dautres points de vue
sociologiques ou anthropologiques peuvent être envisagés sur la communauté scolaire,
sur les clivages qui la traversent en fonction du statut scolaire de ses membres
(boursiers, internes, externes, suivant telle ou telle filière), ou de
distinctions externes, comme lappartenance sociale ou le sexe. À cet égard, on
peut sinterroger sur la place des filles dans lenseignement secondaire et sur
les modalités de leur intégration (établissements propres, classes séparées,
mixité).
3. Les enseignants
La réflexion proposée sur les enseignants du secondaire portera sur
leur statut personnel, sur leurs modes de vie et de rémunération, sur leurs conditions
de travail, sur leur formation, leur recrutement, leurs carrières, plutôt que sur leur
place, comme groupe social, dans la société. On pourra néanmoins poser la question de
l'unité du monde enseignant - qu'on l'analyse en termes de corps, de profession ou de
métier - qui constitue, de toute évidence, un aspect de la question. Mais on espère
aussi des études plus précises sur de grandes évolutions telles que la laïcisation du
personnel enseignant, souvent de statut congréganiste ou clérical dans le passé, sur le
rythme et l'importance de sa féminisation, ou sur la diversification professionnelle des
métiers de l'enseignement selon une spécialisation disciplinaire ou en fonction d'un
partage du travail favorisant le développement des fonctions administratives ou de
surveillance.
4. Modèles, cursus et programmes
L'enseignement secondaire a été et est encore considéré comme une des voies destinées à former les futures élites. On pourra approfondir cette notion d'élite, à la fois dans les représentations et dans la réalité. Comment se pense et se vit la contradiction entre les obstacles financiers, matériels, sociaux et culturels mis à la fréquentation des établissements et la notion de méritocratie scolaire, qui veut fonder la réussite sur l'intelligence et le travail ? Les travaux portant sur les bourses (fondations, pratiques sociales) et les boursiers (recrutement, carrière professionnelle) seront les bienvenus. De même, on pourra étudier les procédures d'évaluation et de classement purement scolaires : exercices de contrôle, concours, examens. La question sétend aussi à létude des discriminations, ségrégations et exclusions fondées sur les critères sexuels, sociaux ou ethniques, et à linverse des politiques de promotion volontariste (discrimination positive).
Les "humanités", qui ont durablement dominé en Occident, proposaient une formation intellectuelle sans visée utilitaire, fondée sur la maîtrise du discours écrit et parlé. On pourra en étudier tel ou tel aspect, mais aussi s'interroger sur leurs équivalents dans les autres aires culturelles. On pourra réfléchir aussi sur la spécificité de la culture, en particulier nationale, qu'ont construit, qu'éventuellement construisent encore, les programmes et les exercices en vigueur dans les établissements secondaires.
On pourra se pencher sur les rythmes et l'importance de la
diversification des contenus de l'enseignement : l'émergence et la multiplication de
disciplines scolaires générales, mais aussi la scolarisation des savoirs et des
savoir-faire professionnels et techniques, et sa confrontation à d'autres formes
d'apprentissage. On sinterrogera aussi sur la diversité des cursus et des parcours
scolaires, sur la préparation aux études supérieures et aux examens de fin
détude, et sur linfluence quexerce cette préparation sur les études
secondaires elles-mêmes.
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Thèmes du congrès |
1. Histoire politique, institutionnelle, administrative :
2. Létablissement et la communauté scolaires comme objets détude :
3. Les enseignants :
4. Modèles, cursus et programmes :
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Lieu et date du congrès |
Le 24e congrès de lISCHE a eu lieu à Paris, au lycée Louis-le-Grand, un des grand lycées du Quartier latin, le cur historique de lUniversité de Paris, au 123 rue Saint Jacques. Ce lycée est voisin de la Sorbonne, où se tenait les 9 et 10 juillet 2002 un colloque consacré à lhistoire des lycées. Les participants au congrès de lISCHE sont invités, sils le souhaitent, à assister à ce colloque. La séance d'ouverture du congrès de lISCHE aura lieu le 10 juillet en fin daprès-midi.
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Programme du congrès |
Un programme complet est disponible ici en fichier rtf
Vous pouvez également le consulter ici sous forme de fichier pdf
(Cette dernière option nécessite le cas échéant l'installation de l'extension gratuite Adobe Acrobat Reader)Voir aussi le programme des groupes internationaux de travail
Trois conférences plénières seront prononcées en français ou en anglais, avec traduction simultanée dans lautre de ces langues. Les trois orateurs sont :
Emploi du temps prévu:
Mercredi 10 juillet :
14h-18h : enregistrement. Lycée Louis le Grand (123 rue Saint Jacques
Paris 5e)
18h-19h : Ouverture du congrès. Amphi Richelieu de la Sorbonne.
Après 19h : Cocktail de bienvenue. Hall d'entrée et jardin
d'honneur du Lycée Louis-le-Grand
Les sessions de travail parallèles seront organisées en tenant
compte à la fois de la concordance des thèmes des contributions et de la compatibilité
linguistique.
Des expositions et un programme dactivités culturelles et de divertissements
seront proposés aux congressistes et aux personnes qui les accompagneraient.
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Groupes internationaux de travail |
Les trois groupes internationaux de travail de l'ISCHE se sont réunis à l'occasion du 24e congrès:
- Groupe de travail international sur le genre. Organisatrice : Ruth Watts. Programme disponible ici sous forme de fichier pdf
(Nécessite le cas échéant l'installation de l'extension gratuite Adobe Acrobat Reader)
- Groupe de travail international sur les influences transculturelles en histoire de l'éducation.
Organisateurs : Marc Depaepe, Klaus-Peter Horn, Christoph Lueth.Programme disponible ici sous forme de fichier pdf
(Nécessite le cas échéant l'installation de l'extension gratuite Adobe Acrobat Reader)
-Groupe RESEAU (Recherches et études sur les syndicats enseignants et les associations universitaires).
Organisateurs: André Robert, Jeffrey Tyssens. Texte de présentation
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Comité d'organisation |
Président : Philippe Savoie,
Service d'histoire de l'éducation (SHE)
Secrétaire générale : Marie-Madeleine Compère, SHE
Jean-Noël Luc, professeur dhistoire contemporaine, Université
Paris IV
Pierre Caspard, directeur du SHE
Alain Carry, CNRS - Centre Roland Mousnier, Université Paris IV
Annie Bruter, SHE
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Administration du congrès et coordonnées |
Philippe Vannier
ISCHE XXIV
Service dhistoire de léducation INRP
29, rue dUlm 75230 Paris cedex 05
FRANCE
Tel : 33 (0)1 46 34 91 02 Fax :
33 (0)1 46 34 91 04
E-mail : ische24@inrp.fr
Le site officiel de l'ISCHE :
http://www.inrp.fr/she/ische