Revue Histoire de l'éducation - numéro 120 - octobre-décembre 2008

Le cours magistral XVe-XXe siècles
1. Publics et savoirs

sous la direction de Annie BRUTER

Annie BRUTER
Le cours magistral comme objet d’histoire

Jean-Marc MANDOSIO
Un enseignement novateur. Les cours d’Ange Politien à l’université de Florence (1480-1494)

Alain FIRODE
Le cartésianisme dans le cours de philosophie
au début du XVIIIe siècle

Boris NOGUÈS
Élèves ou auditeurs ? Le public des facultés de lettres et de sciences au XIXe siècle (1808-1878)

Claire GASPARD
Entre « chimie intime » et prédication. Les cours de Michelet au Collège de France (1838-1851)

Konstantinos CHATZIS
Fabriquer et recevoir un cours magistral. Les cours de mécanique appliquée
de Jean-Victor Poncelet à l’École de l’Artillerie et du Génie et à la Sorbonne, 1825-1848

Claude COSTE
Roland Barthes, du séminaire au cours magistral

Notes critiques

Résumés - Summaries - Zusammenfassungen - Resumenes

Illustration de couverture : le grand amphithéâtre de l’École polytechnique. Gravure
de presse. Vers 1850. Musée national de l’Éducation (INRP), n° d’inv. 5108/1987.00407-005e.

 

 

Résumés

Annie BRUTER, Le cours magistral comme objet d’histoire
Les mutations récentes du monde universitaire commencent à poser la question de ses pratiques d’enseignement, qui n’ont jusqu’ici guère retenu l’attention des historiens. On étudie ici deux aspects étroitement liés du cours magistral : son public, qui n’est pas nécessairement composé d’étudiants à la recherche d’un diplôme, et les multiples facteurs qui entrent en jeu dans l’élaboration de son contenu.

Jean-Marc MANDOSIO, Un enseignement novateur. Les cours d’Ange Politien à l’université de Florence (1480-1494)
Devenu à l’âge de vingt-cinq ans professeur de poétique et de rhétorique – domaine alors en pointe – à l’université de Florence, Ange Politien accomplit une carrière fulgurante au cours de laquelle il introduit maintes innovations dans son enseignement et revendique non seulement sa supériorité sur ses collègues, mais aussi la primauté de la philologie sur toutes les autres disciplines. Ses cours ont profondément marqué les humanistes de son temps.

Alain FIRODE, Le cartésianisme dans le cours de philosophie au début du XVIIIe siècle
Le cours de philosophie dicté en 1731-1733 par le régent de collège Adrien Geffroy offre un exemple des mutations, consécutives au passage de l’aristotélisme au cartésianisme, qui touchent l’enseignement philosophique au début du XVIIIe siècle. Son étude met en évidence les principales contraintes (poids des traditions, de l’orthodoxie religieuse) que rencontre alors l’élaboration d’un cours cartésien et permet d’en cerner les aspects réellement novateurs, particulièrement dans le domaine de l’enseignement scientifique.

Boris NOGUÈS, Élèves ou auditeurs ? Le public des facultés de lettres et de sciences au XIXe siècle (1808-1878)

L’étude oppose deux catégories au sein du public des facultés des lettres et des sciences au XIXe siècle : les « élèves », qui souhaitent une formation, et les « auditeurs » libres, pour qui l’assistance aux cours est avant tout un loisir. Malgré des critiques précoces de cet état de fait, le choix de favoriser le public des élèves n’est opéré qu’à la fin des années 1870, quand la IIIe République naissante affirme clairement la priorité donnée à la fonction de formation des facultés.

Claire GASPARD, Entre « chimie intime » et prédication. Les cours de Michelet au Collège de France (1838-1851)
L’article envisage en premier lieu le va-et-vient de Michelet entre l’oral et l’écrit : ses cours se sont d’abord appuyés sur les livres publiés auparavant, puis ont nourri ses ouvrages ultérieurs. Le second axe de l’étude concerne les rapports entre le professeur et son auditoire, dans un contexte agité où Michelet faisait de sa chaire un lieu de prédication politique. On montre enfin que les principales idées nouvelles développées dans ses cours sont dues moins à l’actualité qu’à l’évolution de la réflexion personnelle du professeur.

Konstantinos CHATZIS, Fabriquer et recevoir un cours magistral. Les cours de mécanique appliquée de Jean-Victor Poncelet à l’École de l’Artillerie et du Génie et à la Sorbonne, 1825-1848
Le polytechnicien et officier du Génie Jean-Victor Poncelet entame au milieu des années 1820 une longue carrière d’enseignant, qui le verra professer la mécanique successivement à l’École de l’Artillerie et du Génie de Metz et à la Sorbonne. Ces deux prestations didactiques sont analysées ici dans une perspective particulière qui envisage le cours magistral comme un objet « fabriqué » d’abord, « mis sur le marché » et « consommé » ensuite, par les divers publics d’auditeurs et de lecteurs qui l’ont reçu. Claude COSTE, Roland Barthes, du séminaire au cours magistral Que se passe-t-il quand Barthes quitte son séminaire de l’École pratique des hautes études pour un cours magistral au Collège de France ? La relation affective est essentielle à Barthes pour mener sa recherche et rédiger ses livres ; mais toute proximité appelle aussi une forme de distance, sans laquelle la création est impossible. Les cours au Collège de France rompent cet équilibre instable. On réfléchit ici aux relations complexes qui s’instaurent entre vie et enseignement, enseignement et écriture, professeur et public, en fonction du lieu et de l’espace.

 

 

 

Summaries

Annie BRUTER, The Lecture as Historical Object
Recent transformations to the university world have led to the questioning of its teaching practices, which, until recently, had scarcely caught the attention of historians. In this article, two closely linked aspects are examined: the lecture audience, which is not necessarily made up of students seeking a diploma; and the multiple factors which influence the creation of a lecture’s content.

Jean-Marc MANDOSIO, The Innovative Teaching of Angelo Poliziano at the University of Florence (1480-1494)
At the early age of twenty-five, Angelo Poliziano became professor of poetics and rhetoric – a leading area at that time – at the University of Florence, where he pursued a dazzling career during which he introduced numerous innovations into his teaching. Not only did he establish his superiority over his colleagues, but he also established the primacy of philology over all other subjects. His teaching profoundly influenced the humanists of his time.

Alain FIRODE, Cartesianism in Early 18th Century Philosophy Lectures
The philosophy course dictated between 1731 and 1733 by the regent de college, Adrien Geffroy, provides an example of the transformations resulting from the passage from Aristotelianism to Cartesianism, which affected the teaching of philosophy in the early 18th century. The study of this course reveals the principal constraints (the weight of traditions and religious orthodoxy) encountered in the creation of Cartesian instruction and enables the identification of its truly innovative aspects, particularly in the scientific field.

Boris NOGUÈS, Pupils or Hearers? The Audience of the Faculties of Letters and Sciences in the 19th Century (1808-1878)
This study contrasts two categories of people within the audience of the faculties of Letters and Sciences in the 19th century: the “pupils”, who sought training, and the “hearers”, for whom attending the lectures was above all a leisure activity. Despite early criticism of this state of affairs, the decision to favour the pupil category was only taken at the end of the 1870s, when the nascent French Third Republic clearly asserted the priority of the training function of the faculties.

Claire GASPARD, The Lectures of Michelet at the Collège de France (1838-1851). Betwixt “Intimate Chemistry” and Sermons
First of all, this article considers Michelet’s movements between the oral and written forms: his lectures were, at first, based on previously published books, and then provided material for his later works. The second area studied concerns the relationship between the professor and his audience in the troubled context in which Michelet used his professorial chair as a position from which to preach political sermons. In the final part, the author demonstrates that the principal new ideas developed in his lectures were less the fruit of contemporary events than the result of the evolution of Michelet’s personal thinking.

Konstantinos CHATZIS, The Manufacture and Reception of a Lecture. The Lectures on Mechanics Delivered by Jean-Victor Poncelet (1825-1848)
In the mid-1820s, the Polytechnique graduate and engineering officer Jean-Victor Poncelet began a long teaching career, which would see him lecture in mechanics first at the École de l’Artillerie et du Génie (School of Artillery and Engineering) at Metz and then at the Sorbonne. The author examines these two didactic performances from a specific perspective which considers the lecture first as a “manufactured” object that is “put on the market” and then “consumed” by the various audiences of hearers and readers who receive it.

Claude COSTE, Roland Barthes, from Seminar to Lecture
What happened when Barthes left his seminar at the École Pratique des Hautes Études for a lecture series at the Collège de France? The affective relationship was essential for Barthes to carry out his research and write his books; but proximity of any sort also induces a form of distance, without which creation is impossible. The lectures at the Collège de France upset this unstable balance. In this article, the author reflects on the complex relationships between life and teaching, teaching and writing, the professor and the audience, according to place and space. (traduction Nigel Briggs)

 

 

 

Zusammenfassungen

Annie BRUTER, Die Vorlesung als Untersuchungsobjekt für Historiker
Wegen des tief greifenden Wandels, den die Universitätswelt seit kurzem durchläuft, wird nun die Frage nach ihren Lehrmethoden aufgeworfen, die die Historiker bis jetzt kaum in Betracht gezogen haben. Hier sollen zwei eng miteinander verbundene Aspekte untersucht werden: zum einen ihr Publikum, das nicht unbedingt aus Studierenden besteht, die einen Studienabschluss anstreben, zum anderen die vielfachen Faktoren, die für die Ausarbeitung von Lehrinhalten relevant sind.

Jean-Marc MANDOSIO, Eine bahnbrechende Lehre. Die Vorlesungen von Ange Politien an der Universität Florenz (1480-1494)
Im Alter von fünfundzwanzig Jahren tritt Ange Politien die Professur für Poetik und Rhetorik – damals eines der wichtigsten Studienfächer – an der Universität Florenz an und macht dann eine atemberaubende Karriere. Er führt vielfache Innovationen in seine Lehrpraxis ein. So macht er dabei nicht nur seine Überlegenheit gegenüber seinen Mitprofessoren geltend, sondern erhebt auch den Anspruch auf den Primat der Philologie vor allen anderen Fächern. Seine Vorlesungen haben seine humanistischen Zeitgenossen tief geprägt.

Alain FIRODE, Der Kartesianimus im Philosophieunterricht am Anfang des achtzehnten Jahrhunderts
Die Philosophielehre des Studienkollegdirektors Adrien Geffroy in den Jahren 1731-1733 bietet ein Beispiel für den Wandel, den der Philosophieunterricht am Anfang des achtzehnten Jahrhunderts infolge des Übergangs vom Aristotelismus zum Kartesianismus durchläuft. Bei der genauen Untersuchung seiner Lehrweise treten die größten Zwänge - die Last der Tradition, die orthodoxe Religion – deutlich zutage, denen man sich zur damaligen Zeit bei der Ausarbeitung von Unterrichtssgegenständen im Geist des Kartesianismus unterwerfen musste. Dank dieser Analyse können im Übrigen auch die wirklich bahnbrechenden Aspekte hervorgehoben werden, vor allem im Bereich des wissenschaftlichen Unterrichts.

Boris NOGUÈS, Studierende oder Gasthörer? Das Publikum der Mathematisch- Naturwissenschaftlichen und Geisteswissenschaftlichen Fakultäten im neunzehnten Jahrhundert (1808-1878)
Die Untersuchung stützt sich auf zwei unterschiedliche Kategorien innerhalb des Publikums der Mathematisch-Naturwissenschaftlichen und Geisteswissenschaftlichen Fakultäten im neunzehnten Jahrhundert: einerseits die „Studierenden“, die eine Ausbildung anstreben, und andererseits die „Gasthörer“, die den Besuch der Vorlesungen als Freizeitbeschäftigung betrachten. Obgleich früh Kritik dieser Tatsache geübt wurde, ist erst Ende 1870 eine klare Entscheidung zugunsten der Studierenden getroffen worden, nämlich als die aufkeimende Dritte Republik die Ausbildungsfunktion der Fakultäten als vordringliche Priorität definierte.

Claire GASPARD, Die Vorlesungen von Michelet am Collège de France (1838-1851). „Innere Chemie“ oder Predigt?
Im Beitrag wird zunächst dargestellt, wie Michelet ständig zwischen Mündlichkeit und Schriftlichkeit wechselt: Ausgangspunkt für seine Vorlesungen waren anfangs eigene veröffentlichte Werke, dann boten die Vorlesungen Stoff für seine späteren Werke. Der zweite Teil der Untersuchung befasst sich mit der Beziehung zwischen dem Professor und seiner Hörerschaft in den damaligen unruhigen Zeiten, als Michelet seinen Lehrstuhl für politische Predigten nutzte.

Konstantinos CHATZIS, Ausarbeitung und Rezeption einer Vorlesung. Der Mechanikunterricht des Professors Jean-Victor Poncelet (1825-1848)
Jean-Victor Poncelet absolvierte sein Studium erfolgreich an der École Polytechnique in Paris und wurde Machinenbauoffizier. Er begann Mitte der 1820er Jahre eine langjährige Karriere als Professor für Mechanik, zunächst in Metz an der École de l’Artillerie et du Génie, dann in Paris an der Sorbonne. Diese beiden Lehrveranstaltungen sollen hier einer besonderen Betrachtungsweise unterzogen werden: so wird die Vorlesung als zuerst „angefertigtes“ Objekt aufgefasst, das dann „vermarktet“ und schließlich von den vielfältigen Hörer- und Leserschaften „konsumiert“ wird. Claude COSTE, Roland Barthes – sein Wechsel von der Privat – zur öffentlichen Vorlesung
 Was geht wohl in Roland Barthes vor, wenn er seine Privatvorlesung an der Hochschule École pratique des Hautes Études verlässt, um eine öffentliche Vorlesung am Collège de France zu halten? Die affektive Beziehung stellt für Barthes eine wesentliche Grundlage für seine Forschungen und seine Werke dar. Doch Nähe bedeutet gleichermaßen Distanz, welche Kreativität erst möglich macht. Die Vorlesungen am Collège de France brechen dieses labile Gleichgewicht. Im Mittelpunkt der Überlegungen stehen in diesem Beitrag die komplexen orts- und raumbedingten Beziehungen zwischen Leben und Lehre, Lehre und Schriftstellertum, Professor und Hörerschaft. (traduction Nathalie Krug)

 

 

Resumenes

Annie BRUTER, La clase ex cátedra como objeto de historia
Los recientes cambios del mundo universitario empiezan a plantear la pregunta relacionada con sus prácticas de enseñanza, que hasta hoy en día no han llamado mucho la atención de los historiadores. Se estudian aquí dos aspectos estrechamente unidos: su público, que no se compone necesariamente de estudiantes en búsqueda de un diploma, y los múltiples factores que entran en juego en la elaboración de su contenido.

Jean-Marc MANDOSIO, Una enseñanza novadora. Las clases de Ange Politien en la universidad de Florencia (1480-1494)

A los veinticinco años, Ange Politien es profesor de poética y de retórica – dominio en aquel entonces puntero – en la universidad de Florencia, hace una carrera fulgurante durante la cual introduce varias innovaciones en su enseñanza y revindica no sólo su superioridad con respecto a sus colegas, sino también la primacía de la filología sobre todas las otras disciplinas. Sus clases marcaron profundamente los humanistas de su época.

Alain FIRODE, El cartesianismo en la clase de filosofía a principios del siglo XVIII
La clase de filosofía dictada en 1731-1733 por el regente de colegio Adrien Geffroy ofrece un ejemplo de los cambios, consecutivos al paso del aristotelismo al cartesianismo, que afectan la enseñanza de la filosofía a principios del siglo XVIII. Su estudio pone de realce las principales presiones (peso de las tradiciones, de la ortodoxia religiosa) que halla, entonces, la elaboración de una clase cartesiana y permite circunscribir los aspectos realmente novadores, en particular en el dominio de la enseñanza científica.

Boris NOGUÈS, ¿Alumnos u oyentes? El público de las facultades de letras y de ciencias en el siglo XIX (1808-1878)
El estudio opone dos categorías en el seno del público de las facultades de letras y de ciencias en el siglo XIX: “los alumnos” que desean una formación, y los “oyentes” libres, para quienes la asistencia a las clases es, ante todo, un pasatiempo. A pesar de críticas precoces con respecto a dicha situación, la elección que consiste en favorecer al público compuesto por alumnos sólo se hizo a finales de los años 1870, cuando la Tercera República naciente afirma claramente la prioridad dada a la función de formación de las facultades.

Claire GASPARD, Las clases de Michelet en el Collège de France (1838-1851). Entre « química íntima » y predicación

El artículo prevé en primer lugar el vaivén de Michelet entre oral y escrito: sus clases se apoyaron primero en los libros publicados anteriormente, después nutrieron sus obras ulteriores. El segundo eje del estudio se refiere a las relaciones entre el profesor y su auditorio, en un contexto agitado durante el cual Michelet transformaba su cátedra en un lugar de predicación política. Por fin se pone de manifiesto que las principales ideas nuevas desarrolladas en sus clases se deben más a la evolución de la reflexión personal del profesor que a la actualidad.

Konstantinos CHATZIS, Elaborar y recibir una clase ex cátedra. Las clases de mecánica impartidas por Jean-Victor Poncelet (1825-1848)
El politécnico y oficial del cuerpo de Ingenieros militares Jean-Victor Poncelet comienza a mediados de los años 1820 una larga carrera de profesor, que lo verá impartir clases de mecánica sucesivamente en la Escuela de Artillería y de Ingenieros militares de Metz y en la Sorbona. Esas dos prestaciones didácticas se analizan aquí bajo una perspectiva particular que enfoca la clase ex cátedra primero como objeto “fabricado”, “sacado en el mercado” y “consumido” después, por los diversos públicos de oyentes y de lectores que la recibieron. Claude COSTE, Roland Barthes, del seminario a la clase ex cátedra ¿Qué ocurre cuando Barthes abandona el seminario de la Escuela práctica de altos estudios para dar una clase ex cátedra en el Collège de France? La relación afectiva es esencial para Barthes para llevar a bien su investigación y redactar sus libros; pero toda proximidad induce también una forma de distancia, sin la que la creación es imposible. Las clases en el Collège de France rompen ese inestable equilibrio. He aquí la reflexión sobre las complejas relaciones que se instauran entre vida y enseñanza, enseñanza y escritura, profesor y público, con respecto al lugar y al espacio. (traduction Catherine Echezarreta)  

 

 

 

Notes critiques

PERNOUD (Emmanuel). L’enfant obscur : peinture, éducation, naturalisme (Philippe Marchand) ; GRANDIÈRE (Marcel). La formation des maîtres en France, 1792-1914 (Gilbert Nicolas) ; CHIOSSO (Giorgio) (dir.). TESEO’900. Editori scolastico-educativi del Novecento (Mariella Colin) ; DALANÇON (Alain). Histoire du SNES, t. 2 : Les années tournant (1967-1973) (Yves Verneuil)


 

 

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