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Revue Histoire de l'éducation - numéro 106 - mai 2005
L'enseignement de l'allemand
XIXe-XXIe siècles
sous la direction de Monique Mombert
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Illustration de la couverture tirée de : Compagnie Générale des Établissements Pathé Frères, Le Pathégraphe, permet d'apprendre les langues étrangères chez soi, avec rapidité facilité et plaisir, Paris [1913], 32 p.. Détail ici |
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Monique MOMBERT : Une discipline au risque de l’histoire
Elisabeth ROTHMUND : Manuels, auteurs et éditeurs dans les premières décennies de l’enseignement scolaire de l’allemand
Jacques BRETHOMÉ : Le professeur d’allemand, 1850-1880. La longue marche vers l’intégration dans le corps enseignant
Monique MOMBERT : De crise en crise : l’enseignement de l’allemand de 1918 à 1939
Caroline DOUBLIER : Enseignement de l’allemand et image de l’Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale
Sophie LORRAIN : Les concours de recrutement des germanistes : l’agrégation et le CAPES d’allemand de 1952 à 2002
Dominique HUCK : L’enseignement de l’allemand à l’école élémentaire en Alsace. Questions de méthode : les manuels en usage entre 1952 et 1990
Gérald CHAIX : Pierre Deyon et l’enseignement de l’allemand dans l’académie de Strasbourg
Monique MOMBERT: A subject at the mercy of history
Elisabeth ROTHMUND: Textbooks, authors and publishers in the first decades of the teaching of German in schools
Jacques BRETHOMÉ: The teacher of German, 1850-1880. The long march towards integration in the teaching profession
Monique MOMBERT: From one crisis to the next : the teaching of German from 1918 to 1939
Caroline DOUBLIER: German teaching and representation of Germany since the Second World War
Sophie LORRAIN: The French competitive exams for the recruitment of German teachers : the agrégation and the CAPES from 1952 to 2002
Dominique HUCK: The teaching of German in the primary schools of Alsace. Methods in question : textbooks used between 1952 and 1990
Gérald CHAIX: Pierre Deyon and German language teaching in the Regional Education District of Strasbourg
Monique MOMBERT: Ein Schulfach im Kreuzfeuer der Geschichte
Elisabeth ROTHMUND: Schulbücher, Autoren und Verleger in den ersten Jahrzehnten des Schulunterrichts ‘Deutsch als Fremdsprache’
Jacques BRETHOMÉ: Die Deutschlehrer an französischen Gymnasien, 1850-1880, oder der lange Marsch in den öffentlichen Schuldienst
Monique MOMBERT: Von einer Krise zur anderen : der Deutschunterricht von 1918 bis 1939
Caroline DOUBLIER: Deutschunterricht und das Deutschlandbild seit dem 2. Weltkrieg
Sophie LORRAIN: Die Staatsexamen in Germanistik : Agrégation und CAPES von 1952 bis 2002
Dominique HUCK: Der Deutschunterricht in der Grundschule im Elsass. Um die Lehrbücher aus der Zeit zwischen 1952 und 1990
Gérald CHAIX: Pierre Deyon und der Deutschunterricht im Elsass
Monique MOMBERT: Una asignatura a riesgo de la historia
Elisabeth ROTHMUND: Manuales, autores y editores en los primeros decenios de la enseñanza escolar del alemán
Jacques BRETHOMÉ: El profesor de alemán, 1850-1880. El largo camino hacia la integración en el cuerpo docente
Monique MOMBERT: De crisis en crisis : la enseñanza del alemán de 1918 a 1939
Caroline DOUBLIER: Enseñanza del alemán e imagen de Alemania desde la Segunda Guerra mundial
Dominique HUCK: La enseñanza del alemán en la escuela primaria en Alsacia. Cuestiones de método : manuales en uso entre 1952 y 1990
Gérald CHAIX: Pierre Deyon y la enseñanza del alemán en el distrito universitario de Estrasburgo
Résumés
Monique MOMBERT: Une discipline au risque de l’histoire
Tout en se conformant au standard des disciplines scolaires, l’allemand, dont l’enseignement devient institutionnel au milieu du XIX e siècle, se distingue des autres langues vivantes du fait de l’incidence de l’histoire franco-allemande, qui lui donne une dimension interculturelle particulière. Celle-ci agit dans différents domaines, aussi bien les manuels et les contenus de l’enseignement, que dans les représentations de la discipline et du métier d’enseignant d’allemand. Si le XIX e siècle voit la discipline se consolider et affirmer sa place dans le système éducatif, la Première Guerre mondiale marque une rupture, séparant nettement deux périodes, l’une de développement, l’autre de crise, qui sont reliées par quelques axes de continuité. Dans une discipline dont les effectifs sont en baisse depuis 1918 (si l’on excepte les académies de l’est de la France) les concours constituent un pôle de stabilité, de même que les manuels évoluent relativement peu jusqu’au dernier quart du XX e siècle. Un tour d’horizon sur l’histoire de l’enseignement de l’allemand ne peut pas ignorer le cas particulier de l’académie de Strasbourg, et de la politique linguistique mise en place au plan régional, représentée ici par l’enseignement de l’allemand à l’école primaire et par l’action du recteur Pierre Deyon.
Elisabeth ROTHMUND: Manuels, auteurs et éditeurs dans les premières décennies de l’enseignement scolaire de l’allemand
L’institution de chaires d’allemand et d’anglais dans les collèges royaux en 1829 marque le début de l’enseignement scolaire des langues vivantes. Premier ensemble de manuels conçu dans ce cadre, le Cours complet de Régnier/Le Bas connut un grand succès et marqua durablement l’orientation de cet enseignement. Francophones, ses auteurs connaissaient parfaitement le milieu scolaire et disposaient d’une longue expérience de l’enseignement des langues classiques, ce qui explique les principales caractéristiques de leurs ouvrages : l’insistance sur la grammaire et la traduction, et l’appui pris sur les connaissances déjà acquises dans l’apprentissage du grec et du latin. L’évolution des différentes éditions révèle l’ampleur du travail réalisé pour systématiser l’enseignement de la langue étrangère et y intégrer la dimension nécessairement pratique et orale de l’apprentissage d’une langue vivante. Très vite cependant, la réalisation de manuels scolaires devient un enjeu commercial et social pouvant susciter des rivalités entre Français et Allemands, mais aussi entre Allemands, dont le degré d’intégration dans la société et le système éducatif français variait en fonction de critères aussi divers que l’expérience, la réussite aux concours de recrutement et la naturalisation.
Jacques BRETHOMÉ: Le professeur d’allemand, 1850-1880. La longue marche vers l’intégration dans le corps enseignant
À partir d’une grande hétérogénéité de situations, les enseignants d’allemand s’assimilent dans les années 1850-1880 sur le plan statutaire, pédagogique et social au modèle du professeur des lycées ; ils se plient à la norme et exercent eux-mêmes une fonction normative vis-à-vis de leurs élèves et de la société. L’article insiste sur les aspects principaux de cette homogénéisation : unification administrative des carrières, importance des concours, en particulier de l’agrégation, représentations idéologiques, systèmes de valeurs qui sous - tendent vie professionnelle et intellectuelle. On aborde ensuite la spécificité des langues vivantes, singulièrement de l’allemand, comme matières enseignées, qui, en raison de leurs exigences propres, exacerbent les querelles entre tenants des humanités classiques et modernistes voulant adapter le lycée au monde des sciences et des échanges. Enfin, on examine le rôle des professeurs d’allemand en tant que médiateurs culturels à une époque cruciale pour les relations franco-allemandes ; ils n’ont certes pas eu une importance intellectuelle de premier plan mais ont souvent contribué, en raison de leur implantation locale, à la diffusion des lettres et de la littérature scientifique allemandes dans la société française.
Monique MOMBERT: De crise en crise : l’enseignement de l’allemand de 1918 à 1939
Dans l’entre-deux-guerres, l’enseignement de l’allemand dans les lycées de garçons et le métier d’enseignant d’allemand subissent le contrecoup des relations franco-allemandes, mais aussi la répercussion de mesures administratives internes au système éducatif qui lui sont préjudiciables. La période est caractérisée par une intense activité de défense de l’allemand, qui se sert de divers moyens pour alerter l’opinion sur le danger que représenterait pour la France la perte de compétence en allemand, et sur l’Allemagne. Parallèlement, les représentations du métier d’enseignant d’allemand varient, depuis le statut d’exception jusqu’au profil « littéraire » revendiqué autour de 1930. Si le développement concomitant de la germanistique universitaire, et le rôle stabilisateur des concours, consolidèrent la discipline en agissant sur la qualité de la formation, la situation difficile de l’allemand favorisa les positions de prudence au détriment de l’innovation.
Caroline DOUBLIER: Enseignement de l’allemand et image de l’Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale marque, avec la période d’Occupation, une rupture importante dans l’histoire des relations franco-allemandes, qui a eu des répercussions sur l’enseignement de l’allemand en France, en termes d’effectifs comme de contenus. Si la fin de la guerre se traduit par une diminution du nombre d’élèves choisissant l’allemand, cette baisse doit être replacée dans un contexte plus large de régression presque continue des effectifs amorcée lors du premier conflit mondial. L’analyse des programmes et des manuels d’allemand en usage en France depuis 1945 permet d’une part de voir quand et comment le nazisme et la guerre ont été abordés dans l’enseignement de l’allemand, d’autre part d’étudier quelle image de l’Allemagne il transmet aux élèves.Sophie LORRAIN: Les concours de recrutement des germanistes : l’agrégation et le CAPES d’allemand de 1952 à 2002
L’étude des rapports de CAPES et d’agrégation externe d’allemand publiés depuis cinquante ans se donne pour but de mettre en évidence les fondements déontologiques de la discipline telle qu’elle se définit dans son principal outil de sélection, les concours. L’analyse du profil des candidats, de leur niveau, des sujets donnés et des exigences formulées par le jury fait apparaître une nette différence entre les deux concours. Les épreuves de l’agrégation témoignent d’une structure et d’une organisation remarquablement stables en dépit d’une baisse de niveau préoccupante depuis 1970, dont les causes sont analysées en détail. L’histoire du CAPES reste par contre profondément marquée par la volonté de s’adapter aux pédagogies, à la société et aux nouveaux publics en réduisant notamment d’une façon sensible les exigences des épreuves, le champ de connaissances mobilisé et en augmentant les coefficients de l’oral – sans pour autant parvenir à enrayer la baisse de niveau générale.
Dominique HUCK: L’enseignement de l’allemand à l’école élémentaire en Alsace. Questions de méthode : les manuels en usage entre 1952 et 1990
Pour des raisons historiques et sociétales, l’allemand a de tout temps été enseigné à l’école primaire en Alsace, à l’exception de l’immédiat aprèsguerre (1945-1952). Les débats autour de cet enseignement concernaient essentiellement son existence même et les modalités de son fonctionnement à l’école élémentaire. Or, les manuels en usage, les pratiques pédagogiques et l’ensemble des questions liées au public auquel l’enseignement de l’allemand (élèves dialectophones et/ou non dialectophones) est destiné, jouent également un rôle central par le fait qu’ils rendent plus ou moins opératoires les décisions politiques qui ont été prises. L’examen de certains manuels en usage éclaire aussi la manière dont a été comprise, à certaines périodes, la finalité de l’enseignement de l’allemand.Gérald CHAIX: Pierre Deyon et l’enseignement de l’allemand dans l’académie de Strasbourg
Recteur de l’académie de Strasbourg de 1981 à 1991, Pierre Deyon engagea dès 1982 une politique de développement de l’enseignement de l’allemand, reconnu comme «langue régionale ». Cette politique, menée en partenariat avec les collectivités territoriales et poursuivie par les successeurs de Pierre Deyon, qui en complétèrent le dispositif par des sections bilingues et un baccalauréat allemand et français (Abibac), enraya le déclin de l’allemand dans l’académie et renforça l’enseignement des langues dans un cadre transfrontalier.
Summaries
Monique MOMBERT: A subject at the mercy of history
German, the teaching of which was institutionalised in the mid 19 th century, both conforms to the standards of school subjects and yet is set apart from other modern languages given the influence of Franco-German history, endowing it with a specific intercultural dimension. This manifests itself in various sectors – school books and teaching content, images of the subject and representations of the profession of German teacher. While the 19 th century is a time of consolidation during which the subject takes its place within the French educational system, the First World War marks a fracture, distinctly separating two periods – the one of expansion, the other of crisis – even if they remain connected by certain threads of continuity. In a subject studied numbers in constant decline since 1918 (except in the Eastern regions of France) the competitive recruitment exams represent stability, in the same way as school textbooks evolved relatively little until the last quarter of the 20 th century. No review of the history of the teaching of German could ignore the special case of the Regional Education District of Strasbourg and the language policy implemented on a regional scale as represented by the teaching of German in primary schools and the action of Pierre Deyon, Regional Education Director.
Elisabeth ROTHMUND: Textbooks, authors and publishers in the first decades of the teaching of German in schools
The introduction of German and English to the Royal Colleges in 1829 marks the beginning of modern language teaching in French schools. The Regnier/ Le Bas Cours complet was the first set of textbooks written in this context and was a great success, influencing these subjects for generations. The Frenchspeaking authors had extensive knowledge of schooling and vast experience of teaching the classics, which explains the main characteristics of their work: the preponderance of grammar and translation as well as the reliance on notions already acquired in the study of Latin and Greek. The evolution of the successive editions highlights the amount of work done to give a systematic structure to the teaching of a foreign language while, at the same time, incorporating the necessarily practical and oral dimensions. However, the creation of textbooks soon became a commercial and social issue, capable of creating rivalry between French and Germans and even between Germans whose varying integration into French society and education depended on such criteria as experience, success at the recruitment exams and naturalisation.
Jacques BRETHOMÉ: The teacher of German, 1850-1880. The long march towards integration in the teaching profession
Over the period 1850-1880 the teachers of German from all manner of backgrounds were assimilated into the statutory, pedagogical and social model of the lycée teacher. They conformed to the norm and exercised a normative function over their pupils and society. This article insists on the major aspects of this homogenisation: administrative unification of careers; the importance of the competitive recruitment exams, especially the agrégation ; ideological representations and values underlying both professional and intellectual life. Following this, the particularities of language teaching, especially of German, are examined focusing on the demands of the subject, which tended to exacerbate the quarrels between classicists and modernists who wanted to adapt the lycée to the world of science and exchange. Finally we review the role of German teachers as cultural mediators at a crucial period in Franco- German relations. They might not have been in the intellectual limelight, but, given their place in local life, they often contributed to the diffusion of German literature and science within French society.Monique MOMBERT: From one crisis to the next : the teaching of German from 1918 to 1939
Between the two world wars, German teaching in lycées for boys and the profession of German teacher were affected by Franco-German relations and by repercussions of unfavourable administrative decisions within the education system. The period was marked by intense activity in defence of German teaching using various means to alert public opinion to the dangers for France in losing competence and knowledge of the language and country. At the same time, representations of the profession of German teacher varied from special status to a “literary profile” as claimed around 1930. While the parallel development at university level and the stabilising role of the competitive recruitment exams consolidated the subject through the quality of training, the difficult situation of German favoured prudence to the detriment of innovation.
Caroline DOUBLIER: German teaching and representation of Germany since the Second World War
The Second World War and the Occupation constitute a significant fracture in the history of Franco-German relations, with repercussions on the teaching of German in France, in terms of both the number of pupils and course content. The end of the war heralds a decline in the number of pupils choosing German, however this should be set against the wider context of a near constant decrease since the end of the First World War. This analysis of the official syllabi and the textbooks used in France since 1945 reveals when and how Nazism and the war were introduced into the teaching of German, on the one hand, and the image of Germany given to the pupils, on the other.
Sophie LORRAIN: The French competitive exams for the recruitment of German teachers : the agrégation and the CAPES from 1952 to 2002
This study of a fifty year period of the annual reports of the examination boards of the CAPES and agrégation external recruitment exams has the purpose of shedding light on the deontological foundations of the subject as defined by its main selective tool, the competitive recruitment exam. The analysis of the profile of the candidates, their academic level, the subjects set, and the expectations of the examination boards reveals a clear difference between the two exams. The agrégation examinations exhibit remarkable stability of structure and organisation despite the worrying drop in academic level since 1970, the causes of which we examine in detail. In contrast, the history of the CAPES is profoundly marked by the will to adapt to teaching methods, society, and the new school public by significantly reducing the demands of the exams, the breadth of knowledge required, while increasing the relative importance of the oral marks, without, nevertheless, managing to eradicate the general lowering of the academic level.
Dominique HUCK: The teaching of German in the primary schools of Alsace. Methods in question : textbooks used between 1952 and 1990
For historical and social reasons, with the exception of the immediate postwar period (1945-1952), German has always been taught in the primary schools of Alsace. The debates on this subject concerned both its very existence and its implementation in the primary schools. However, the textbooks used, the teaching methods and the questions related to the target public (speakers of the Alsace dialect and/or non speakers) also play a crucial role in the successful or unsuccessful, practical implementation of political decisions. Studying some of the textbooks used throws light on the way the ultimate objective of the teaching of German has been understood at various points in time.
Gérald CHAIX: Pierre Deyon and German language teaching in the Regional Education District of Strasbourg
Pierre Deyon was Director of the Regional Education District of Strasbourg from 1981 to 1991, and as early as 1982 initiated a policy of developing the teaching of German recognized as a “regional language”. This policy, which was implemented in partnership with the various levels of local government and continued and expanded with the introduction of bilingual sections and a German and French diploma, the “Abibac” by his successors, put an end to the decline of German within the region and reinforced language teaching in a cross frontier context.
Zusammenfassungen
Monique MOMBERT: Ein Schulfach im Kreuzfeuer der Geschichte
Der Deutschunterricht hat seit seiner Einführung als ordentliches Fach an den französischen höheren Knabenschulen in der Mitte des 19. Jahrhunderts eine interkulturelle Vermittlerfunktion, und eine Besonderheit, die ihn von den anderen Fremdsprachen unterscheidet: seine Abhängigkeit von den deutsch-französischen Beziehungen. Dies wirkt sich in allen Bereichen aus, sowohl in den Schulbüchern als in der Berufsordnung und in den Vorstellungen, wie sich der Beruf des Deutschlehrers gestalten soll. Nachdem das Fach im 19. Jahrhundert seine Rolle im Schulwesen behauptet hat, leitet der erste Weltkrieg eine Zeit der Krisen ein. Miteinander verbunden sind beide Zeitabschnitte durch kanonbildende Einrichtungen wie die Staatsexamina und die relativ stabilen Curricula. Bei einem Überblick über die Geschichte des Deutschunterrichts darf der Sonderfall des Elsasses und seiner regionalen Bildungsgeschichte, die mit dem an der Grundschule eingeführten Deutschunterricht und einer von der Bildungsverwaltung geleiteten Förderung des Deutschen den linguistischen Verhältnissen gerecht werden soll, nicht unerwähnt bleiben.Elisabeth ROTHMUND: Schulbücher, Autoren und Verleger in den ersten Jahrzehnten des Schulunterrichts ‘Deutsch als Fremdsprache’
Mit der Gründung von Lehrstühlen für Deutsch und Englisch an den Collèges Royaux beginnt 1829 in Frankreich der Fremdsprachenunterricht an öffentlichen Schulen. Entscheidende Bedeutung für die Gestaltung von Lernmethoden und Schulbüchern hatte der Cours Complet von Régnier und Le Bas, die erste komplette Reihe von Schulbüchern für Deutsch als Fremdsprache. Ihre gute Kenntnis des französischen Schulsystems und ihre langjährige Erfahrung im Unterricht der klassischen Sprachen prägten auch den neuen Deutschunterricht, dessen Kennzeichen die besondere Bedeutung der Grammatik und der Übersetzung waren, sowie das Aufbauen auf bereits vorhandenen Latein- und Griechischkenntnissen. Im Laufe der Zeit wurde auf die Systematisierung des Unterrichts sowie auf eine praktischere Ausrichtung Wert gelegt, die auf das Erwerben von aktiven Sprachkompetenzen zielte. Sehr schnell stand aber für Schulbuchautoren mehr auf dem Spiel als nur Didaktisches: Mit dem kommerziellen Erfolg ging soziale Anerkennung einher, was zu mancher Rivalität nicht nur zwischen Franzosen und Deutschen führte, sondern auch unter Deutschen, die aufgrund ihrer Erfahrung aber auch ihres Erfolgs bei den Aufnahmeprüfungen in den öffentlichen Dienst und ihrer Einbürgerung oft sehr unterschiedlich in die französische Gesellschaft und das französische Schulwesen integriert waren.
Jacques BRETHOMÉ: Die Deutschlehrer an französischen Gymnasien, 1850-1880, oder der lange Marsch in den öffentlichen Schuldienst
Ausgehend von einer großen Vielfalt persönlicher Situationen, beginnen die Deutschlehrer in den Jahren 1830-1880 sich auf pädagogischer, sozialer und administrativer Ebene dem allgemeinen Typus des französischen Gymnasiallehrers anzupassen. Sie fügen sich in die gültigen Verhaltensnormen und üben ihrerseits eine normative Funktion auf ihre Schüler und die Gesellschaft im Allgemeinen aus. Der Artikel geht auf die wesentlichen Aspekte dieser Anpassung ein: auf die Vereinheitlichung der Ausbildungsund Karrierewege, die Bedeutung der Aufnahmeprüfungen in den öffentlichen Dienst ( concours ), insbesondere der agrégation , auf ideologische Wertvorstellungen, auf die das Berufs- und Geistesleben der Zeit gründete. Dann wird auf die Besonderheit des Fremdsprachenunterrichts, und insbesondere des deutschen Sprachunterrichts hingewiesen, der den Streit zwischen den Anhängern der klassischen humanistischen Bildung und den Modernisierern zuspitzt. Zum Schluss wird auf die Rolle der Deutschlehrer als Kulturvermittler zu einer wichtigen Epoche der deutsch-französischen Beziehungen hingewiesen. Zwar haben sie keine vordergründige Rolle im intellektuellen Leben der Zeit gespielt, jedoch trugen sie, nicht zuletzt durch ihre Verwurzelung in ihrer Heimat, zur Verbreitung von deutscher Literatur und Wissenschaft innerhalb der französischen Gesellschaft bei.
Monique MOMBERT: Von einer Krise zur anderen : der Deutschunterricht von 1918 bis 1939
Der Deutschunterricht an französischen Gymnasien und die Lehrtätigkeit des Deutschlehrers litten in der Zwischenkriegszeit unter den gespannten deutsch-französischen Verhältnissen, aber auch unter einer Schulpolitik, die durch verwaltungstechnische Maßnahmen das ohnehin geschwächte Fach gefährdete. Die aufeinander folgenden Kampagnen zur „Rettung“ des Deutschunterrichts wollten die Öffentlichkeit auf die Gefahr hinweisen, die das Zurückgehen der Sprach- und Kulturkompetenz im Deutschen für Frankreich bedeute. Auch die Vorstellungen, wie der Beruf des Deutschlehrers sich gestalten solle, wechselten zwischen 1918 und 1939 von einem Extrem zum anderen, von der Vermittlung eines auf den gefährlichen Nachbarn bezogenen Fachwissens bis hin zum Literaturwissenschaftler. Obwohl sich die simultane Entwicklung des wissenschaftlichen Fachs Germanistik in Frankreich und die Rolle der Staatsexamina qualitätsfördernd und stabilisierend auf die Ausbildung der Lehrer auswirkten, war die bedrängte Lage des Faches ein Hindernis für innovative und zukunftsorientierte Lösungen.
Caroline DOUBLIER: Deutschunterricht und das Deutschlandbild seit dem 2. Weltkrieg
Der 2. Weltkrieg schlägt mit der Besatzungszeit eine tiefe Zäsur in die Geschichte der deutsch-französischen Beziehungen, die erhebliche Auswirkungen auf den Deutschunterricht in Frankreich gehabt hat, und zwar sowohl inhaltlich als auch hinsichtlich der Klassenstärken. Auch wenn das Ende des 2. Weltkrieges durch eine Verminderung der Anzahl der Deutsch lernenden Schüler gekennzeichnet ist, so ist das Absinken doch in einem geschichtlich globaleren Kontext zu sehen, der sich durch einen stetigen seit dem 1. Weltkrieg beginnenden Rückgang der Klassenstärken auszeichnet. Die Analyse der seit 1945 angewandten Kurrikula und Deutschbücher zeigt einerseits, zu welchem Zeitpunkt und wie sowohl Nationalsozialismus als auch Krieg im Deutschunterricht behandelt wurde, sie gibt andererseits aber auch die Möglichkeit herauszustellen, welches Deutschlandbild jeweils den Schülern vermittelt wird.
Sophie LORRAIN: Die Staatsexamen in Germanistik : Agrégation und CAPES von 1952 bis 2002
Die Berichte, die die Jurys der französischen Staatsexamen in Germanistik ( CAPES und agrégation ) seit fünfzig Jahren herausgeben, werden hier zum ersten Mal ausführlich ausgewertet, bilden sie doch einen wichtigen Zugang zu der amtlichen Ausbildungsordnung für zukünftige Deutschlehrer. Vergleicht man aber die Herkunft der Kandidaten, ihr Niveau, die Prüfungsthemen und die Forderungen der Jurys, so weisen CAPES und agrégation erhebliche Unterschiede auf. Trotz des besorgniserregenden Niveaurückgangs seit 1970, deren Gründen wir im Detail nachgehen, bleibt die Struktur der agrégation erstaunlich stabil. Im Gegensatz dazu trachtet die Jury des CAPES danach, sich den neuen Entwicklungen in Bezug auf Didaktik, Gesellschaft und die Bewerber anzupassen, indem sie ihre Forderungen sowie das Wissensfeld deutlich begrenzt und die mündlichen Prüfungen maßgeblich aufwertet – ohne Erfolg jedoch im Hinblick auf das stets sinkende Niveau. Diese bis jetzt unveröffentlichte Studie möchte zu einem langfristigen strategischen Nachdenken beitragen, das die Ausbildung der zukünftigen französischen Deutschlehrer gleichermaßen in dem deutschen Bildungsgut und in den neuen Technologien fest und dauerhaft verankert.
Dominique HUCK: Der Deutschunterricht in der Grundschule im Elsass. Um die Lehrbücher aus der Zeit zwischen 1952 und 1990
Aus historischen und gesellschaftlichen Gründen wurde von jeher – außer einem kurzen Zeitabschnitt in der Nachkriegszeit (1945-1952) Deutsch in der Grundschule im Elsass unterrichtet. Die Diskussionen um diesen Unterricht erfuhren eine Fokussierung hauptsächlich auf dessen Bestehen überhaupt und die Art und Weise, wie er zu gestalten war. Doch spielen die Lehrbücher, das pädagogische Handeln und alle Bereiche, die sich mit schülerspezifischen Fragen (Dialektsprecher/Nicht-Dialektsprecher) befassen, eine zentrale Rolle, da sie es erlauben, die politischen Entscheidungen mit mehr oder weniger Erfolg im Klassenzimmer umzusetzen. Die Untersuchung von einigen Lehrbüchern trägt auch dazu bei, zu zeigen, wie zu gewissen Zeitpunkten das Ziel des Deutschunterrichts von der Öffentlichkeit rezipiert wurde.
Gérald CHAIX: Pierre Deyon und der Deutschunterricht im Elsass
Pierre Deyon leitete von 1981 bis 1991 die Bildungs- und Schulverwaltung im Elsass. Er führte 1982 eine Politik ein, die den Deutschunterricht ausbaute und dem Deutschen den Status einer Regionalsprache zuerkannte. Diese Politik wurde von den Lokalbehörden mitgetragen, von Pierre Deyons Nachfolgern weitergeführt und mit bilingualen Zügen und dem deutsch-französischen Abitur (Abibac) weiter ausgestattet. Dadurch wurde der Rückgang des Deutschen an elsässischen Schulen aufgehalten und der Sprachunterricht im grenzüberschreitenden Raum gestärkt.
Resumenes
Monique MOMBERT: Una asignatura a riesgo de la historia
Conformándose al modelo de las asignaturas escolares, el alemán, cuya enseñanza se vuelve institucional a mediados del siglo XIX , se distingue de los demás idiomas por la incidencia de la historia franco-alemana, que le confiere una dimensión intercultural particular. Actua ésta en varios sectores, tanto en los libros de texto y en los contenidos de la enseñanza, como en las representaciones de la asignatura y del oficio de profesor de alemán. Si en el siglo XIX , la asignatura se consolida y afirma su lugar en el sistema educativo, la Primera Guerra mundial marca una ruptura, separando claramente dos períodos, uno de desarrollo, el otro de crisis, vinculados por algunos ejes de continuidad. En una asignatura cuyos efectivos han ido disminuyendo desde 1918 (excepto en los distritos docentes del este de Francia) las oposiciones constituyen un polo de estabilidad, y asimismo los libros de texto evoluan relativamente poco hasta el último cuarto del siglo XX . No se puede pasar revista a la historia de la enseñanza del alemán, desconociendo el caso particular del distrito de Estrasburgo y la política lingüística llevada a cabo a nivel regional, representada aquí por la enseñanza del alemán en la escuela de primera enseñanza y a instancias del rector Pierre Deyon.
Elisabeth ROTHMUND: Manuales, autores y editores en los primeros decenios de la enseñanza escolar del alemán
La institución de cátedras de alemán y de inglés en los colegios reales en 1829 es el inicio de la enseñaza escolar de los idiomas. Primer conjunto de manuales concebido en ese marco, el Cours Complet de Régnier/Le Bas tuvo un gran éxito e impactó de forma duradera la orientación de esa enseñanza. Siendo francófonos, sus autores conocían perfectamente el medio escolar y contaban con una larga experiencia en la enseñanza de lenguas clásicas; esto explica las principales características de sus obras: insistencia sobre la gramática y la traducción y apoyo basado en los conocimientos ya adquiridos en el aprendizaje del griego y del latín. La evolución de las diferentes ediciones revela la amplitud de la labor llevada a cabo para sistematizar la enseñanza del idioma extranjero integrándole la dimensión necesariamente práctica y oral del aprendizaje de una lengua extranjera. Sin embargo, muy rapidamente, la realización de manuales escolares se convierte en una puesta comercial y social que puede suscitar rivalidades entre franceses y alemanes, pero también entre alemanes cuyo grado de integración en la sociedad y en el sistema educativo francés variaba según criterios tan diversos como la experiencia, la aprobación en las opocisiones de contratación y la naturalización.
Jacques BRETHOMÉ: El profesor de alemán, 1850-1880. El largo camino hacia la integración en el cuerpo docente
A partir de una gran heterogeneidad de situaciones, los profesores de alemán se asimilan por los años 1850- 1880 a nivel estatutario, pedagógico y social al modelo de profesores de instituto; se someten a la norma y ejercen ellos mismos una función normativa con respecto a sus alumnos y a la sociedad. El artículo insiste en los principales aspectos de esta homogeneización: unificación administrativa de las carreras, importancia de las oposiciones, en particular al agrégation , representaciones ideológicas, sistemas de valores sobre los que descansan vida profesional e intelectual. Se abordan después la especificidad de los idiomas, singularmente del alemán, como asignaturas que por sus exigencias propias exacerban las querellas entre los partidarios de las humanidades clásicas y modernistas que quieren adaptar el instituto al mundo de las ciencias y de los intercambios. Por fin, se examina el papel de los profesores de alemán como mediadores culturales en una época crucial para las relaciones franco-alemanas; obviamente no tuvieron una importancia intelectual de primer plano pero contribuyeron a menudo, por su implantación local, a la difusión de las letras y de la literatura científica alemanas en la sociedad francesa.
Monique MOMBERT: De crisis en crisis : la enseñanza del alemán de 1918 a 1939
Entre las dos guerras, la enseñanza del alemán en los institutos de chicos y el oficio de profesor de alemán sufren las consecuencias de las relaciones franco-alemanas, pero también las repercusiones de medidas administrativas internas al sistema educativo que le perjudican. El período se caracteriza por una intensa actividad de defensa del alemán que utiliza varios medios para llamar la atención de la opinión sobre el peligro que representaría para Francia la pérdida de competencia en alemán y acerca de Alemania. Paralelamente, las representaciones del oficio de profesor de alemán varían, desde el estatuto de excepción hasta el perfil “literario” reivindicado por los años 1930. Si el desarrollo concomitante de la germanística universitaria, y el papel estabilizador de las oposiciones consolidaron la asignatura actuando sobre la calidad de la formación, la situación difícil del alemán favoreció las posturas de prudencia en detrimento de la innovación.
Caroline DOUBLIER: Enseñanza del alemán e imagen de Alemania desde la Segunda Guerra mundial
La Segunda guerra mundial marca, con el período de la Ocupación, una ruptura relevante en la historia de las relaciones franco-alemanas, que tuvo repercusiones sobre la enseñanza del alemán en Francia, tanto a nivel de efectivos como de contenidos. Si el final de la guerra se traduce por una disminución del número de alumnos que eligen el alemán, esta baja debe situarse en un contexto más amplio de regresión casi continua de los efectivos comenzada durante el primer conflicto mundial. El análisis de los programas y de los manuales de alemán en uso en Francia desde 1945 permite por una parte ver cuándo y cómo fueron abordados el nazismo y la guerra en la enseñanza del alemán, por otra parte estudiar qué imagen de Alemania transmite a los alumnos.
Sophie LORRAIN: Las oposiciones de contratación de los germanistas : oposiciones a certificados medios (CAPES) y superiores (agrégation) de aptitud al profesorado de segunda enseñanza de 1952 a 2002
El estudio de los informes de los certificados medios y superiores ( CAPES y agrégation ) de aptitud al profesorado de segunda enseñanza de alemán publicados desde hace cincuenta años tiene por objetivo evidenciar los fundamentos deontológicos de la asignatura tal y como se define en su principal instrumento de selección, las oposiciones. El analisis del perfil de los candidatos, de su nivel, de los temas propuestos y de las exigencias formuladas por el tribunal arroja una clara diferencia entre las dos oposiciones. Las pruebas de las oposiciones al agrégation son el testimonio de una estructura y de una organización notablemente estables pese a una baja de nivel preocupante desde 1970 cuyas causas son analizadas en detalle. La historia de las oposiciones al CAPES sigue en cambio hondamente marcada por la voluntad de adaptarse a las pedagogías, a la sociedad y a los nuevos públicos, en particular reduciendo de forma sensible las exigencias de las pruebas, el ámbito de conocimientos mobilizado, y aumentando el nivel de las calificaciones de las pruebas orales- sin por eso llegar a frenar la baja de nivel general.Dominique HUCK: La enseñanza del alemán en la escuela primaria en Alsacia. Cuestiones de método : manuales en uso entre 1952 y 1990
Por motivos históricos y de sociedad, el alemán siempre se enseñó en la escuela primaria en Alsacia, excepto en la inmediata posguerra (1945- 1952). Los debates en torno a esta enseñanza tenían que ver esencialmente con su misma existencia y con las modalidades de su funcionamiento en la escuela primaria. Ahora bien, los manuales en uso, las prácticas pedagógicas y el conjunto de las cuestiones relacionadas con el público (alumnos dialectófonos y/o no dialectófonos) al que iba dirigida esta enseñanza, desempeñan asimismo un papel central por el hecho de que hacen más o menos operatorias las decisiones políticas tomadas. El examen de ciertos manuales en uso ilustra también sobre cómo se entendió en ciertos períodos la finalidad del la enseñaza del alemán.
Gérald CHAIX: Pierre Deyon y la enseñanza del alemán en el distrito universitario de Estrasburgo
Rector del distrito de Estrasburgo de 1981 a 1991, Pierre Deyon entabló desde 1982 una política de desarrollo de la enseñanza del alemán, reconocida como “lengua regional”. Esta política, llevada en asociación con las jurisdicciones territoriales y proseguida por los sucesores de Pierre Deyon, quienes completaron el dispositivo por secciones bilingües y un bachillerato alemán y francés (Abibac), detuvo la decadencia del alemán en el distrito y reforzó la enseñanza de las lenguas en un marco transfronterizo.
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Commentaires de la couverture :
Illustrations de la couverture et des rabats :
Compagnie générale des Établissements Pathé Frères, Le Pathégraphe, permet d'apprendre les langues étrangères chez soi, avec rapidité, facilité et plaisir. Paris, [1913], 32 p.
Les méthodes enregistrées de langues étrangères sont presque aussi anciennes que le phonographe lui-même. Les premières méthodes faisant appel au cylindre ou au disque enregistrés comme supports de l'enseignement des langues, apparaissent dès 1900 outre-Atlantique. Le Pathégraphe, lancé en 1913, n'est donc pas le premier de ces instruments modernes d'apprentissage. En revanche, il constitue la première tentative de méthode audio-visuelle : un ruban de papier imprimé en gros caractères défile devant l'élève, en synchronisme avec la rotation d'un disque de 35 cm.
Cette création est également une opération de prestige pour l'industriel Emile Pathé qui équipe la Sorbonne d'une douzaine d'appareils en 1913. C'est le cours d'allemand qui fut le premier édité pour le Pathégraphe. Vingt-six disques et cinquante-deux bandes synchrones, avec deux manuels (méthode Laudenbach, professeur au Lycée Saint-Louis) pour le cours, trente-cinq disques d'exercices et de chant et un manuel supplémentaire pour les exercices, tel est l'attirail nécessaire à l'élève qui se lance dans cet apprentissage moderne. L'édition d'une méthode d'anglais (méthode Weill), puis d'espagnol, précèdent de peu la fin de cet outil technique resté peu diffusé.
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