Revue Histoire de l'éducation - numéro 90

L'établissement scolaire. Des collèges d'humanités
à l'enseignement secondaire, XVIe-XXe siècles

Vue de l'institution Sainte Barbe, rue de Reims, 1824. Huile sur bois d'Étienne Bouhot, musée Carnavalet. Détail

 

 

Sommaire - Résumés:

 

Marie-Madeleine COMPÈRE , Philippe SAVOIE. — L'établissement secondaire et l'histoire de l'éducation. — N° 90, mai 2001, pp. 5-20.

Marie-Madeleine COMPÈRE , Boris NOGUÈS. — La direction d'établissement dans les collèges de l'Université de Paris sous l'Ancien Régime. — N° 90, mai 2001, pp.21-78.

Stéphane VAN DAMME. — Sociabilité et culture urbaines : le rôle du collège de la Trinité à Lyon (1640-1730). — N° 90, mai 2001, pp. 79-100.

Bruno BELHOSTE. — La préparation aux grandes écoles scientifiques au XIXe siècle : établissements publics et institutions privées. — N° 90, mai 2001, pp. 101-130.

Marc LE CŒUR. — Les lycées dans la ville : l'exemple parisien (1802-1914). — N° 90, mai 2001, pp. 131-168.

Philippe SAVOIE. — Autonomie et personnalité des lycées : la réforme administrative de 1902 et ses origines. — N° 90, mai 2001, pp. 169-204.

 

 

Contents - Summaries:

Marie-Madeleine COMPÈRE, Boris NOGUÈS : School Management in the Colleges of the University of Paris until 1789.

Stéphane VAN DAMME : Urban sociability and culture : the impact of Trinity College in Lyon (1640-1730).

Bruno BELHOSTE : Preparing for the Great Engineering Schools in the 19th century : public and private institutions.

Marc LE COEUR : The Lycées in Cities : The Example of Paris (1802-1914).

Philippe SAVOIE : Autonomy and specificity of the Lycées : the 1902 administrative reform and its origins.

 

Inhalt - Zusammenfassungen:

Marie-Madeleine COMPÈRE, Boris NOGUÈS : Die Schulleitung der Gymnasien der Universität Paris in vorrevoluzionärer Zeit.

Stéphane VAN DAMME : Städtische soziabilität und Kultur : zur Funktion des Collège de la Trinité in Lyon (1640-1730).

Bruno BELHOSTE : Die Vorbereitung auf die Zulassungsprüfung der "Grandes Ecoles" mit naturwissenschaftlicher Ausrichtung im 19. Jah-rhundert: Einrichtungen öffentlicher und privater Träger.

Marc LE COEUR : Gymnasien in der Stadt : Paris als Paradigma (1802-1914).

Philippe SAVOIE : Unabhängigkeit und individuelles Profil der Gymnasien : Zu den Hintergründen der Verwaltungsreform von 1902.

 

 

Résumés

Marie-Madeleine COMPÈRE , Boris NOGUÈS. — La direction d'établissement dans les collèges de l'Université de Paris sous l'Ancien Régime. — N° 90, mai 2001, pp.21-78.

Matrices des collèges d'humanités français, les collèges de l'université de Paris naissent de l'adjonction, aux XVe et XVIe siècles, d'une "pédagogie", ou pensionnat payant, aux côtés de la communauté des boursiers. Cette dualité, qui subsiste jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, partage le principal entre plusieurs légitimités : celle de la tradition institutionnelle du collège fondé, celle de la prospérité économique du pensionnat, celle de la réussite pédagogique d'une équipe professorale, aucune réforme n'ayant abouti à la création d'un statut de chef d'établissement. Après avoir exposé les origines et l'histoire du cadre dans lequel s'exerce la fonction de direction, l'article décrit sociologiquement le groupe des 159 principaux en poste de 1600 à la Révolution et met en parallèle le principalat avec le bénéfice à charge d'âmes. Grâce à des témoignages diversifiés, il rend compte des réalités d'un métier qui consiste à établir avec tous ceux qui habitent au collège (boursiers, professeurs, pensionnaires) des relations fondées à la fois sur l'autorité et sur la confiance.

 

Stéphane VAN DAMME. — Sociabilité et culture urbaines : le rôle du collège de la Trinité à Lyon (1640-1730). — N° 90, mai 2001, pp. 79-100.

Cet article tente de souligner le rôle joué par les collèges jésuites dans la structuration des espaces culturels des élites urbaines dans les capitales provinciales. Autour du collège de la Trinité de Lyon, une analyse des équipements culturels est menée sur trois fronts. Une première approche conduit d'abord à s'intéresser aux pratiques savantes (observatoire, collections), La concentration des instruments, des livres, des hommes permet à la Compagnie de Jésus de constituer de véritables pôles savants. Par le biais de la communication orale et écrite, les jésuites vont plus loin et font du collège comme un espace public de représentation des savoirs. Dans un troisième temps, on s'est intéressé à la politique de la lecture dans la ville et à la mise en place d'un réseau de bibliothèques de collège.

 

Bruno BELHOSTE. — La préparation aux grandes écoles scientifiques au XIXe siècle : établissements publics et institutions privées. — N° 90, mai 2001, pp. 101-130.

Si l'existence au sein des établissements secondaires de classes préparatoires aux grandes écoles est une réalité bien connue, leur histoire l'est beaucoup moins. Dans cet article, nous nous proposons de décrire l'essor de cette filière préparatoire au cours du XIXe siècle. Nous commençons par rappeler quelles sont alors les écoles auxquels elles préparent et les modalités de leurs concours d'admission. Nous étudions ensuite l'organisation des classes préparatoires dans les établissements publics, aussi bien en province qu‚à Paris, où les sont concentrées les plus importantes. Nous donnons en particulier une description des classes de mathématiques spéciales de Louis-le-Grand, Saint-Louis et Charlemagne et de leur fonctionnement avant 1850. La troisième partie de l'article est consacrée aux écoles préparatoires spécialisées. Les premiers établissements de ce type sont des institutions privées laïques, comme l'institution Mayer et l'école préparatoire de Sainte-Barbe, qui envoient leurs élèves pensionnaires suivre les classes de mathématiques spéciales des lycées, tout en leur fournissant une préparation complémentaire aux épreuves du concours, principalement par des répétitions collectives et des interrogations individuelles. La fin du monopole universitaire, en 1850, entraîne le déclin progressif de ces établissements. Tandis que des formations pour les candidats aux concours sont organisées sur le même modèle dans les lycées après 1852, de nouvelles écoles, à caractère confessionnel, s'imposent sur le marché de la préparation, dont la principale est l'École Sainte-Geneviève à Paris.

 

Marc LE CŒUR. — Les lycées dans la ville : l'exemple parisien (1802-1914). — N° 90, mai 2001, pp. 131-168.

Au XIXe siècle, les lycées éprouvent à l'égard des villes qui les abritent des sentiments ambivalents, entre attraction et rejet. En contrepartie des multiples ressources qu'elles procurent, les villes occasionnent en effet des nuisances qui menacent sans cesse la santé, la sécurité et la moralité des élèves ainsi que la bonne marche de leurs études. Pendant longtemps, les établissements peinent à faire entendre leurs revendications et doivent donc seuls s'adapter au contexte urbain. Mais peu à peu ces rapports conflictuels s'apaisent : à la fin du siècle, après que le gouvernement eût échoué dans sa tentative de transporter à la campagne les établissements d'internes, la ville est devenue un véritable partenaire avec lequel les lycées n'hésitent plus à multiplier les échanges. Par son exemplarité, le cas des lycées parisiens illustre cette lente évolution.

 

Philippe SAVOIE. — Autonomie et personnalité des lycées : la réforme administrative de 1902 et ses origines. — N° 90, mai 2001, pp. 169-204.

La réforme de 1902 comporte un volet administratif et financier destiné à donner aux lycées plus d'autonomie et plus de personnalité. Ces mesures répondent au diagnostic de la commission parlementaire de 1898-1899, qui pointait notamment le pouvoir insuffisant des proviseurs et le défaut d'engagement des professeurs dans la vie des établissements. Cet article s'efforce d'évaluer la conformité de ce jugement à la réalité des lycées au XIXe siècle : contradiction entre la mobilité nécessaire des personnels et le souhait d'un enracinement local, progression de la représentation professorale, évolution des marges de manœuvre des proviseurs en matière de recrutement, d'organisation de l'enseignement, de maîtrise budgétaire. Il souligne l'importance du déclin de l'internat dans la crise du secondaire public, et cherche à montrer ce que les solutions adoptées en 1902, loin de constituer une rupture, empruntent aux collèges communaux de garçons et aux établissements secondaires féminins créés en 1880.

 

Summaries

Marie-Madeleine Compère , Boris Noguès. School Management in the Colleges of the University of Paris until 1789

The colleges of the University of Paris - regarded as the matrixes of the French schools of humanities - stemmed, in the 15th and 16th centuries, from the grouping together of pay boarding schools and the existing communities of grant holders. This duality lasted until the end (1789) of the Ancien Regime and compelled headteachers who wanted to be fully legitimate to excel in the three fields of their institution: that of the institutional tradition of well-established colleges, that of the economic prosperity of boarding schools and that of the pedagogical success of the teaching staff. Indeed no reform had yet led to the creation of a proper status of headteachers.
After expounding the origins and the history of the framework within which management duties were exercised, the article provides a sociological description of the159 headteachers in office from 1600 to the Revolution and draws a parallel between the discharge of headteachers and the role of parish priests responsible for people's spiritual welfare.
Alongside various testimonies, the article offers an account of a profession which consists in establishing with all those living in colleges (grant holders, teachers and boarders) relationships based on both authority and trust.

 

Stéphane Van Damme. Urban sociability and culture : the impact of Trinity College in Lyon (1640-1730).

The article is an attempt to show how instrumental Jesuit colleges were in offering the urban elite a proper cultural environment. An analysis of the cultural facilities conducted in the Trinité college of Lyon is looked at from three different angles. The first approach embraces scholarly practices including observatories and collections. The grouping together of instruments, books and people allowed the Society of Jesus to set up genuine centres of learning. Through oral and written communication, the Jesuits went as far as turning colleges into public centres of knowledge. The third part covers the reading policy in the city and the creation of a network of school libraries.

 

Bruno Belhoste : Preparing for the Great Engineering Schools in the 19th century : public and private institutions.

The classes préparatoires are post-baccalauréat preparatory classes to prepare students for entrance exams for all Great Engineering Schools. Their existence within secondary schools is a well-known fact, but their history is less so. This article is an attempt to describe the rise of these courses in the 19th century. It will first underline which schools they prepare for and the conditions of the competitive entrance examinations. The study will then provide an overview of the organization of preparatory classes within the public sector in the provinces as well as in Paris, where the most important ones are located.

Also included is a description of the first and second year advanced maths classes at Louis Le Grand, Saint Louis, and Charlemagne, and an explanation of how they were run before 1850. The third part of the article covers the specialized preparatory classes. The first schools of the sort were private secular institutions like the Mayer Institution and the preparatory school of Sainte Barbe, which both sent their boarders to attend the advanced maths classes at the lycées while offering them complementary courses for entrance exams, mainly through collective coaching and individual testing.

The end of the monopoly position of universities in 1850 caused such schools to have lesser importance. While training courses were offered on the same pattern to examination candidates in the lycées after 1852, new denominational establishments emerged, the major one being l'Ecole Sainte Geneviève in Paris.

 

Marc Le Coeur. The Lycées in Cities : The Example of Paris (1802-1914).

In the 19th century, lycées experienced ambivalent feelings towards the cities that harboured them, ranging from attraction to rejection. Cities offered many ressources to schools, on the other hand they caused threatening damage to the health, safety and moral standards of the pupils, as well as to the course of their studies. For a long time, schools struggled to put forward their claims and had therefore to adapt alone to the urban context. However, these conflictual relationships gradually died down. Towards the end of the century, after the government's failure to set up boarding schools outside the cities, lycées and cities became real partners with an increasing number of contacts between the two. Because of its exemplary nature, the case of the lycées in Paris illustrates this slow evolution.

 

Philippe Savoie. Autonomy and specificity of the Lycées : the 1902 administrative reform and its origins.

The 1902 Reform includes an administrative and financial section which aims at granting lycées more autonomy and specificity. These measures were a response to the diagnosis of the 1898-1899 parliamentary committee according to which headteachers were given insufficient power and teachers were poorly involved in the school environment. This article is an attempt to assess if such a judgement corresponded to the real situation of the lycées in the 19th century : a contradiction between the necessary mobility of staff and the wish to settle locally, the progression of teacher representation, the evolution of the headteachers'room for manoeuver as regards recruitment, teaching organisation and budget control. It also reveals how important the decline of boarding-schools was in the crisis of secondary public schools and aims to show that the solutions opted for in 1902 did not mark a complete break with the past but rather derived from local boys secondary schools and girls secondary schools created in 1880.


Zusammenfassungen

Marie-Madeleine COMPÈRE, Bruno NOGUÈS: Die Schulleitung der Gymnasien der Universität Paris in vorrevoluzionärer Zeit.

Als Vorläufer der humanistischen Bildungsanstalten in Frankreich entwickeln sich die Oberschulen der Universität Paris im 15. und 16. Jahrhundert aus kostenpflichtigen Pensionaten, den sogenannten "Pédagogies", die sich zu den herkömmlichen Stipendiatengemeinschaften gesellen. Diesen beiden Traditionen und Adressatengruppen muss der Schulleiter gleichermaßen Rechnung tragen : da keine Reform zur Schaffung eines Statuts des Schulleiters führt, ist es an der gesamten Lehrerschaft, den pädagogischen Erfolgsicherzustellen und einen gangbaren Weg zu finden zwischen Traditionsge-bundenheit des angestammten Schultyps und wachsender Wirtschaftskraft der Pensionate. Der Beitrag zeigt zunächst den ursprünglichen Rahmen auf, in den das Statut des Schulleiters eingebettet war, und beschreibt dann aus soziologischer Perspektive die 159 Schulleiter zwischen 1600 und 1789. In ganz unterschiedlichen Lebensbildern wird dabei ein Berufsbild nachgezeichnet, dessen Aufgabe es war, zu allen in irgendeiner Weise in den Alltag der Schulen eingebundenen Personen (Stipendiaten, Lehrer, zahlende Schüler) eine auf Autorität und Vertrauen fußende Beziehung aufzubauen.

 

Stéphane VAN DAMME: Städtische soziabilität und Kultur : zur Funktion des Collège de la Trinité in Lyon (1640-1730).

Der Beitrag versucht der Rolle der Jesuitenschulen auf die Entwicklung der kulturellen Handlungsebenen der städtischen Eliten in den französischen Provinzstädten nachzugehen. Am Beispiel der Schule zur Heiligen Dreifaltigkeit in Lyon versucht er sich der Fragestellung auf dreierlei Weise zu nähern : am Anfang steht eine Untersuchung der praktischen Aspekte von Bildungsvermittlung (Sternwarte, Sammlungen); hier gelang es der Societas Jesu durch Zusammenziehung von Instrumenten, Büchern und Personal regelrechte Wissenspole aufzubauen. Die Jesuiten gingen aber noch weiter und machten durch mündliche und schriftliche Weitergabe von Wissen aus ihrer Schule einen Ort des öffentlichen Wissensaustauschs. In einem dritten Abschnitt widmet sich der Beitrag schließlich der Einrichtung eines Netzes von Bibliotheken innerhalb der Stadt und der Förderung der Lesebereitschaft.

 

Bruno BELHOSTE: Die Vorbereitung auf die Zulassungsprüfung der "Grandes Ecoles" mit naturwissenschaftlicher Ausrichtung im 19. Jahrhundert: Einrichtungen öffentlicher und privater Träger.

Dass in vielen Sekundärschulen auch spezielle Klassen zur Vorbereitung auf die sogenannten "Grandes Ecoles" angeboten werden, ist hinlänglich bekannt; viel weniger weiß man jedoch über die Geschichte dieser Vorberei-tungsklassen. Der Beitrag gliedert sich in drei Teile: Zunächst wird versucht, die Hintergründe für die zunehmende Attraktivität der Vorbereitsungsklassen im 19. Jahrhundert nachzuzeichnen, wobei zunächst die einzelnen Schulen, auf die diese Klassen vorbereiteten, kurz vorgestellt und die jeweils geltenden Aufnahmebedingungen skizziert werden. Danach werden organisationstechnische Probleme bei der Zusammenstellung dieser Klassen angesprochen; der Fokus richtet sich dabei sowohl auf Paris als auch auf einzelne Städte in der Provinz. Besonderes Interesse gilt den Unterrichtsabläufen und inhalten in den den Pariser Gymnasien Louis-le-Grand, Saint-Louis und Charlemagne angegliederten Aufbauklassen für "mathématiques spéciales". Der dritte Teil des Beitrags widmet sich schließlich den eigentlichen Vorbe-reitungsschulen. Die ersten Einrichtungen dieses Typs, etwa die Institution Mayer oder die Vorbereitungsschule Sainte-Barbe, befinden sich in privater, aber nicht kirchlicher Trägerschaft und schicken ihre Internatsschüler in die Vorbereitungsklassen der Gymnasien, bieten aber zusätzliche Unterstützung bei der Vorbereitung auf die Aufnahmeprüfungen an, etwa in Form eines Repetitoriums oder zusätzlicher, auf den einzelnen Schüler zugeschnittener Prüfungen. Das Ende des Universitätsmonopols im Jahre 1850 läßt diese Einrichtungen allmählich an Bedeutung verlieren. Seit 1852 werden spezielle Schulungen nach dem oben beschriebenen Modell zur Vorbereitung auf die Aufnahmeprüfungen in den Gymnasien selbst angeboten; daneben setzen sich im Ringen um die Bewerber aber auch neue Schulen unter kirchlicher Trägerschaft, allen voran Sainte-Geneviève in Paris, immer stärker durch.

 

Marc LE COEUR: Gymnasien in der Stadt : Paris als Paradigma (1802-1914).

Im 19. Jahrhundert standen die Gymnasien den städtischen Zentren, innerhalb derer sie angesiedelt waren, mit eher gemischten Gefühlen gegenüber, denn trotz der unverzichtbaren Ressourcen, die die Städte zu bieten hatten, wirkten sie sich auf den Gesundheitszustand, die Sicherheit und das Benehmen der Schüler natürlich immer wieder negativ aus und störten so deren schulische Ausbildung. Dennoch gelang es den schulischen Einrichtungen zumeist nicht, ihren Forderungen Gehör zu verschaffen ; sie kamen deshalb nicht umhin, sich ihrerseits ihrer Umgebung so weit wie möglich anzupassen. Erst gegen Ende des Jahrhunderts, nachdem man von Regierungsseite vergeblich versucht hatte, die Internatsschulen in eine ländliche Umgebung zu verlegen, lösten sich diese Konflikte allmählich auf. Erst zu diesem Zeitpunkt wurden die Städte zu regelrechten Partnern der Gymnasien, mit denen ein Austausch auf den unterschiedlichsten Ebenen stattfinden konnte. Diese langsam fortschreitende Entwicklung wird am Beispiel der Pariser Gymna-sien exemplarisch aufgezeigt.

 

Philippe SAVOIE : Unabhängigkeit und individuelles Profil der Gymnasien : Zu den Hintergründen der Verwaltungsreform von 1902.

Die Verwaltungsreform von 1902 enthält verschiedene verwaltungs und finanztechnische Impulse, die den Gymnasien eine größere finanzielle Unabhängigkeit und ein stärkeres Profil verleihen sollten. Von Regierungsseite reagierte man mit diesen Maßnahmen auf eine Analyse der Parlamentarischen Kommission von 1898/99, die insbesondere die unzureichenden Befugnisse der Schulleiter und einen unzureichenden Einsatz der Lehrer für die speziellen Belange ihrer Schulen angeprangert hatte. Der Beitrag geht der Frage nach, inwieweit dieses Urteil gerechtfertigt war und dem Schulalltag in den Gymnasien des 19. Jahrhunderts tatsächlich entsprach. Es wird versucht, die Hintergründe für die beschriebenen Mißstände aufzuzeigen : offensichtliche Widersprüche zwischen der geforderten Mobilität des Lehrpersonals und dessen eigenem Wunsch nach Verbleib am gleichen Ort, generelle Veränderung des Lehrerbildes, Veränderung des Handlungsspielraums der Schulleiter bei Neueinstellungen, und bei der Ausarbeitung der Lehrpläne, Einhaltung des Budgets. Es wird aufgezeigt, dass vor allem die sinkende Bedeutung der Internatsschulen für die Krise der öffentlichen Gymnasien verantwortlich ist. Schließlich wird dargestellt, was die 1902 gewählten Lösungswege von den städtischen Jungenoberschulen und den 1880 gegründeten Mädchenoberschulen übernehmen.

Commander cet ouvrage


Illustration de la couverture :
Portrait de Hugues Antoine Dubertrand,
principal du collège de Navarre
,
gravure par Morel-Delin,
d’après une peinture de Bossard de Beaulieu,
Bibliothèque Nationale, Estampes.


Haut de page

Sommaire SHE