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Comité national de suivi du mardi 17 octobre 2000 Paris 14h30 16h30 L’ordre du jour est le suivant :
NB : Le rapport d’étape, le livret 3 et le catalogue sont des documents de travail sujets à corrections et réécriture. Ils ne doivent pas être diffusés en l’état. Madame Perrin Naffakh, Directeur de l’INRP, précise qu’elle sera attentive aux échanges et aux éléments concrets qui se feront jour lors du présent Comité National de Suivi pour compléter ses informations sur ce dossier important.
Madame le Directeur précise que la tutelle, par l’intermédiaire de Monsieur de Gaudemar (DESCO), lui a très explicitement confirmé que la recherche premier degré confiée à l’INRP devait se poursuivre et aller au terme initialement prévu, même si la Charte " Bâtir l’école du XXI siècle ", qui a servi de cadre de travail de départ, n’est plus, pour le moment, à l’ordre du jour. Pour autant, les attentes sont fortes et la tutelle attend très clairement des résultats pour le devenir de l’école, conformément aux objectifs premiers de l’école : amélioration des pratiques et des résultats scolaires, pratiques elles-mêmes développées dans des formes plus actives et développées avec les différents acteurs du système éducatif, dans un mode de collaboration plus harmonieux. Monsieur Volck, pour la FCPE, se félicite que le CNS se réunisse à nouveau après une trop longue interruption et se réjouit que la recherche puisse se poursuivre dans les conditions initialement prévues. Il regrette néanmoins que l’on ne parle plus de la Charte qui constituait un cadre de travail fort d’autant que la démarche de recherche s’inscrivait –même si elle s’inscrit toujours- dans le prolongement des axes définis par cette charte. La FCPE attend tout autant des résultats de cette recherche. Pour autant, la FCPE reste confiante, même si elle est consciente des dynamismes inégaux d’une académie à l’autre. Monsieur Volck mise sur la qualité passée et future du travail du comité national de suivi pour piloter dans les meilleures conditions possibles la recherche. Monsieur Sénore présente le bilan d’étape de la mission transversale " école primaire ". Ce bilan est remis aux membres du CNS pour information. Il doit être retravaillé avant une diffusion éventuellement plus large. Il porte sur :
Monsieur Montagner(expert) rappelle l’obstination, le courage et l’intelligence qui ont prévalu jusqu’à ce jour dans les différents travaux entrepris par l’INRP et tous les acteurs associés à cette recherche sur le premier degré. A ce jour, les différentes réunions du CNS ont abouti à une définition commune de notions de base (sur les rythmes scolaires ou les troubles du sommeil par exemple). Un dynamisme nouveau a été insufflé aux terrains. Grâce aux échanges divers effectués et à partir des discussions provoquées par les équipes de recherche, des interactions entre les enseignants, les parents d’élèves et les intervenants extérieurs ont pris un essor important. Cette démarche dynamique voit néanmoins quelques résistances, résistances normales dès lors qu’une démarche nouvelle est entreprise. En matière de recherche, toute innovation s’expose, il n’y a que la recherche routinière qui ne s’expose pas. Cette recherche a pour objectif de faire surgir des terrains des pratiques et des nouveaux modes de fonctionnement de l’école tant par rapport à l’élève que par rapport à l’enfant-élève et sa famille. Cette recherche s’inscrit dans le temps. Elle deviendra une recherche fondamentale car on posera des hypothèses à partir des questions posées. Les réponses obtenues seront autant de résultats communicables (démarche hypothético-déductive). De nombreux travaux ont été instruits sur les sujets que nous travaillons mais jamais en partant des réalités des enseignants, des enfants-élèves ou des familles. Il s’agit bien ici de faire surgir des réalités. Toute recherche est une aventure et une utopie. Pour que cette utopie ait une chance de s’exprimer, il convient de " donner du temps au temps ". 2. Organisation de la recherche Madame Groison, pour le SNUIPP, affirme qu’il est intéressant que cette recherche puisse se poursuivre car le premier degré est trop souvent le parent pauvre de la recherche. Elle rappelle les objectifs de la recherche : déceler les conditions d’une amélioration de la réussite scolaire. Elle pose les questions suivantes au CNS :
Suite à la précision donnée par Monsieur Sénore sur la vacance de chef de projet à Versailles et en Martinique, et sur les difficultés rencontrées par l’académie de Montpellier suite aux évènements sociaux de l’année 2000, Monsieur Volk s’interroge sur la mobilisation des différents acteurs de cette opération ? Une incitation forte notamment en direction de Versailles et de Montpellier pour remettre le projet en route ne doit-elle pas être envisagée ?
Il conviendra de veiller à garantir toujours le volontariat si les équipes pédagogiques doivent être relancées. (SNUIPP). Il conviendrait d’informer les écoles. Elles ont besoin de savoir où nous en sommes. (Madame Vellas) En effet, indique Monsieur Carletti (D. IUFM), les bruits qui courent sont très déstabilisants, très démotivants. Sans le cadre que représentait la Charte, cette recherche risque d’avoir un autre statut. On ne peut pas rater une deuxième fois l’invitation au terrain à travailler dans une démarche de réflexion. Une deuxième mobilisation serait impossible.
Pour le SGEN CFDT, Monsieur Deleuze note que les objectifs restent identiques, que la recherche continue. Cela est très important. La diversité des questions recueillies témoigne de la richesse des travaux déjà effectués. En revanche, la diversité des implications est plus préoccupante. La DESCO devrait signaler à destination des recteurs et des inspecteurs d’Académie, directeurs des services de l’éducation nationale, que la mise entre parenthèses de la Charte n’implique pas la disparition de la recherche. Les moyens minimaux mis à disposition des académies doivent être garantis au risque d’entraîner une démotivation forte. Monsieur Deleuze demande également au CNS de réfléchir à deux questions :
Les préoccupations de Monsieur Deleuze sont reprises par Monsieur Bac (CNAECEP).
L’Institut s’engage à développer son site Internet consacré à l’école primaire (janvier 2001). La poursuite de mise en ligne et/ou de publication des différents livrets d’accompagnement est maintenue. Le livret III sur les relations école-famille est proposé aux membres du CNS pour lecture et commentaires. Les corrections et modifications sont à apporter pour le 15 novembre 2000. La publication des actes du colloque national du treize mai 2000 est à l’étude et pourquoi ne pas envisager, comme le propose Monsieur Montagner, un " colloque imaginaire ou virtuel " sur Internet Madame Bizieau pour le CLIMOPE, s’étonne qu’une équipe de l’INRP soit mobilisée sur " une recherche sur la recherche premier degré ".
Madame Riout Tanguy pour le SE FEN déclare que " les collègues qui se sont investis dans la Charte pour l’école du XXIème siècle s’inquiètent du devenir de leur projet. Ils attendent un signal fort du ministère qui redonnerait une impulsion nouvelle à la recherche. " Madame Faucquer pour la DESCO, en réponse, assure le CNS qu’une transmission fidèle des questions exposées lors de cette rencontre sera faite à Monsieur de Gaudemar et Madame Mallet. Elle confirme les déclarations du Directeur de l’INRP : la recherche " premier degré " doit continuer car les axes de la Charte demeurent présents, sans recréer de la confusion entre Charte et recherche, comme l’a indiqué Madame Groison (SNUIPP). Elle se félicite que les questions des écoles recoupent aussi les problèmes du second degré. Les réponses apportées à ces questions seront très précieuses pour l’ensemble de la communauté éducative. Conclusion de Madame Perrin-Naffakh L’équation Charte égale Recherche n’est pas indispensable. Il convient de faire entendre l’esprit dans lequel ce travail s’est engagé. Cet esprit perdure. Par rapport au temps nécessaire à la recherche, il est sain de fixer des échéances précises ; d’établir des évaluations et les relances et poursuites des démarches doivent se faire sur cette base. Le Ministre reste maître d’ouvrage du projet donc l’INRP est maître d’œuvre. |