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Titre : U.F.O.V.A.L.

Sous-titre : Union française des œuvres de vacances laïques. Revue des colonies de vacances laïques. Ligue française de l’enseignement. Confédération générale des œuvres laïques puis Revue pédagogique et technique

Devient :

- Vacances U.F.O.V.A.L. en (1951)

- Vacances pour tous en (1967)

- Randonnée en (1971)

- Tourisme et vacances en (1972)

Date(s) :

1948 -     ⇒

Organe :

Commentaire organe : L’Union française des œuvres de vacances laïques (UFOVAL) fait partie de la Ligue française de l’enseignement. Confédération générale des œuvres laïques.
La revue devient plus précisément, en 1967, l’organe du service Vacances de la Ligue française de l’enseignement et de l’éducation permanente composé du Centre laïque du tourisme culturel (CLTC) agréé par le Commissariat général du tourisme et de l’UFOVAL, agréée par le ministère de l’Éducation nationale. En 1969, l’Union laïque des campeurs et des randonneurs (ULCR), membre de la Fédération française de Camping-Caravaning, intègre à son tour le service Vacances ce qui entraîne pendant un an le titre Randonnée.

Filiation(s) :

Commentaire filiation : Paraît parfois en alternance avec Belles vacances et La Jeunesse au plein air (voir aussi à ces titres).

Des catalogues spécialisés paraissent sous le titre de « Vacances pour tous » émiettés selon le type de séjour, la tranche d’âge, etc. C’est ainsi qu’il faut comprendre Ailleurs magazine dont la Bibliothèque nationale ne possède que peu d’exemplaires dont trois numéros hors série parus en 1986 et 1987. Ce magazine propose des reportages et des récits de voyages, des conseils pour préparer son séjour personnel ou celui de classes sous la direction de leurs enseignants (cote BnF : 4° Jo. 50174).

Responsable(s) : Directeurs successifs de l’UFOVAL puis du service Vacances : André Chauvet, François Cambien, H. Massein, J. Moreau ; commissaire pour l’UFOVAL : Jeanne Géraud puis Raoul Courtaux.
Directeurs successifs de publication : André Chauvet, Jean-A. Senèze, Robert Dader, Paul Fahy, C. Pieuchot et Pierre Delfaud.

Description matérielle : Parution annoncée mensuelle en année scolaire en fait souvent irrégulière (4 à 9 numéros par an) puis trimestrielle. 20/28 cm, 140/350 p., 200/500 AF puis 8/60 NF ; tiré à environ 100 000 exemplaires en 1959.

Lieu(x) d'édition :

Editeur(s) :

Commentaire édition : Sièges sociaux successifs : 3 rue Récamier, 7 bd Saint-Denis, 21 rue Saint-Fargeau.

Objectif : Historique du mouvement :

« La Ligue française de l’enseignement avait mis à l’ordre du jour de son congrès de 1934 tenu à Reims du 17 au 20 mai, la question suivante : “Les œuvres de vacances, leur organisation, leur contrôle” […]. À l’époque, il n’existait pas d’organisme national laïque d’œuvres de vacances […]. Le congrès décida donc de créer une nouvelle UFO sur le modèle de l’UFOLEP (l’aînée née en 1928), de l’UFOLEA et de l’UFOCEL (les jumelles l’année précédente en 1933). On hésita longtemps entre plusieurs noms […]. Finalement on obtint UFOVAL dont le succès est dû à l’évocation qu’il apporte de vallons ombragés, particulièrement propices aux ébats de nos jeunes colons » (n° 1, avril 1948).

« Pour réaliser un groupement plus vaste en face de l’organisation confessionnelle, on a pris l’initiative de constituer une Fédération nationale des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents regroupant outre l’UFOVAL et les Pupilles de l’École, des colonies municipales, des œuvres de coopératives, d’organisations ouvrières reconnues par les pouvoirs publics ».
En 1941, comme tous les autres services de la Ligue, l’UFOVAL est dissoute et passe dans la clandestinité mais en 1944, elle reprend sa place et multiplie les initiatives pour suivre les évolutions des mentalités et des besoins d’où cette association à trois UFOVAL, CTLC et ULCR.

Et de la revue.

« Pourquoi ce bulletin ?
L’UFOVAL a grandi depuis la Libération. L’UFOVAL est en passe d’atteindre sa majorité […]. Nous nous étions limités, en 1946 et 1947, à l’édition d’une brochure de documentation sur les colonies de vacances. Elle a été d’un grand secours pour nos colonies, et même pour d’autres […] mais pas toujours en temps opportun.
Le Bulletin leur apportera satisfaction.
La documentation sur la législation, sur la recherche des locaux et du matériel, sur le ravitaillement, sur les transports, sur le financement des colonies de vacances tiendra donc une grande place dans notre périodique. Vous y trouverez également traitées les grandes questions concernant l’éducation et la santé de nos enfants, […] les témoignages des réalisations obtenues, […] nos rapports avec les autres grandes organisations nationales ou s’occupant de colonies de vacances […].
Je suis persuadé que nous trouverons la plus large audience auprès des responsables d’œuvres de vacances, des directeurs et des moniteurs, de tous ceux enfin qui, grâce à cet organe vivant, clair et documenté, pourront plus sûrement poursuivre leur tâche pour le plus grand profit de notre jeunesse française » (A. Chauvet, n° 1, avril 1948).

La revue connaît une évolution : de généraliste, contenant des articles variés touchant des publics divers, elle se spécialise entre 1957 et 1972. Chaque numéro est organisé à partir d’un thème dominant selon le destinataire, le type de centre, le type de vacances ou encore le bilan annuel.
Vacances pour tous devient alors un simple catalogue offrant des séjours d’où la nécessité en 1972 de créer une nouvelle revue Tourisme et vacances : « Ces brochures ne seront plus exclusivement consacrées à un seul thème, mais auront un caractère de revue de large information ».

Tourisme et vacances présente alors les mêmes principes d’éducation permanente et de tourisme social que la revue originelle de 1948 : « Notre intention ? Elle est modeste et ambitieuse à la fois : modeste car nous n’avons pas la prétention de trouver des solutions à tous les problèmes que nous aborderons […]. Ambitieuse, car nous souhaitons que soit un outil de travail, un lien permanent entre le Service Vacances de la Ligue française de l’enseignement, les fédérations départementales d’œuvres laïques, les organisateurs et les animateurs des centres de vacances affiliés […]. Tourisme et vacances voudrait aussi être le support d’informations, le lieu où les idées s’exprimeront, où les expériences se confronteront - les actions menées par la Ligue française de l’enseignement (UFOVAL, CTLC et ULCR), seront exposées ; les textes réglementaires et administratifs seront diffusés […]. Nous souhaitons aussi recueillir et diffuser des comptes rendus d’expériences, qui pourront être le point de départ de réflexion, d’échanges, pour des actions concertées, donc enrichissantes […].
Nous souhaitons enfin ouvrir notre publication […] à tous ceux qui, à quelque niveau que ce soit, sous quelque forme que ce soit, œuvrent dans le même sens. Leurs inquiétudes et leurs espoirs, leurs réussites et leurs échecs, leurs interrogations et leurs prises de position y trouveront place, chacun assumant la responsabilité de ses écrits » (Robert Penin, 4e trimestre 1972).

Contenu.

– Réflexion sur les bienfaits des colonies de vacances d’abord en matière de santé des jeunes, souci primordial dans les années de l’immédiat après-guerre puis sur leur rôle éducatif « préparer les jeunes à être des individus libres, capables de jugement personnel face aux circonstances de la vie ». Ces articles renvoient aux conceptions d’éducation permanente propres à la Ligue : éduquer par le loisir mais cette mission éducative doit être reformulée dans un sens plus sociologique avec le développement à partir des années 1967/1968, du tourisme de masse pour tous les âges et d’une mentalité consumériste. Grand développement d’articles dits de sociologie des vacances dans les années 1980.
– Conseils éducatifs et pédagogiques à l’usage soit des organisateurs de colonies soit des moniteurs, parfois des parents. Recommandations de santé : l’hygiène, les repas, la sieste, l’activité physique, le bon usage du bain, du soleil, … des règles de la vie en collectivité : le langage, la politesse, … Documentation réglementaire et administrative. Conseils matériels sur l’organisation et la gestion au quotidien du centre de vacances, les locaux, l’intendance, le personnel.
– Fiches techniques d’activités manuelles, artistiques, sportives à proposer aux enfants, exposés sur le milieu local et son utilisation ludique et éducative mais aussi connaissance de la psychologie de l’enfance et de l’adolescence. Études psychologiques souvent empruntés à la revue Vers l’éducation nouvelle (voir à ce titre). Bibliographies multiples.
– Témoignages et récits d’expériences vécues par les organisateurs, les animateurs et les jeunes en France et parfois à l’étranger. Monographies de centres de vacances. Étude de types de séjours. Pages de comptes rendus ou de récits à destination des parents.
– Vie du mouvement : nouvelles des sections, congrès, rapports d’activités. Bilan annuel composant un numéro complet sur l’activité et l’état de santé des centres de vacances. Les difficultés financières, les appels aux pouvoirs publics, la politique sociale d’aide aux vacances. Les relations avec les associations amies (les CEMEA, les Éclaireurs de France, …). Enquêtes régulières sur les centres (fréquentation, motivations), analyse des besoins des jeunes et de leur famille, l’évolution de la demande de vacances.
– Notes de lecture (revues et livres), jeux d’esprit, quelques concours, tribune libre, courrier des lecteurs.
– Publicité de fournisseurs et des publications de la Ligue. Abondante iconographie.

Mot cle(s) :

Cote : Cote BnF : 4°Jo. 8858 (avril 1948 - mars 1951 : U.F.O.V.A.L. ; avril 1951 - été 1967 : Vacances U.F.O.V.A.L. ; été 1967 - 1970/1971 : Vacances pour tous ; 1971 : Randonnée ; 1972 : Vacances pour tous), 8° Jo. 18431 (4e trimestre 1972 -> : Tourisme et vacances).