page d'accueil

 présentation

 manifestations
- appel à comm.
- appel à particip.
  archives
  2005 - 2004
  2003 - 2002
  2001 - 2000
  1999
  EIAH
  2005
  2003 - actes
  2001

 revue STICEF
- en cours
- numéros
- appels

 revue STE

recherche
- équipes françaises
- autres équipes
- thèses en cours
- thèses soutenues
- hdr soutenues

 enseignement
- Master Rech
- Master Pro
- Autres

 revues

sociétés
  associations
  institutions
  liens

 espace adhérents
- cr manifestations
- bulletins
- annuaire

THÈSES 2003 : RÉSUMÉS
merci de signaler tout changement de coordonnées


Thomas Vantroys

Du langage métier au langage technique, une plate-forme flexible d’exécution de scénarios pédagogiques

Thèse en informatique de l'Université des Sciences et Technologies de Lille - 16 décembre 2003
TRIGONE - société Archimed

Après s’être focalisées sur l’accès aux différentes ressources pédagogiques, les plates-formes de formation à distance se tournent maintenant vers le support et la gestion des parcours de formation des apprenants. Des travaux sont actuellement menés sur la standardisation des langages de modélisation pédagogique (EML : Educational Modelling Languages) qui permettent la description des scénarios pédagogiques d’un manière indépendante de la plate-forme d’exécution. Ce séquencement d’activité est proche de celui utilisé par les systèmes de workflows traditionnels. Cependant, dans le cadre d'activités humaines par définition imprédictibles, ces systèmes doivent être très flexibles afin de s'adapter aux différents utilisateurs et au contexte d’exécution.
Dans cette thèse, nous nous sommes intéressés à la conception et à la réalisation d’une plate-forme d’exécution de scénarios pédagogiques basée sur une approche par système de workflows flexible prenant en compte les différentes particularités de l’enseignement à distance. Notre objectif n'est pas de reconstruire une nouvelle plate-forme mais bien de créer un "composant technique" réalisant l'exécution de scénarios et intégrable dans les Learning Management Systems (LMS) existants.
Cette réalisation passe dans un premier temps par l'étude des langages de scénarios pédagogiques et des systèmes de workflows afin notamment de réaliser des rapprochements permettant le passage d'une modélisation à l'autre. Ce point est important car les acteurs qui interviendront dans le système auront des points de vues et des approches différentes.
Nous proposons de gérer la flexibilité aussi bien au niveau du modèle des parcours (redéfinition du chemin, ajout, suppression d’activités, …) qu’au niveau du moteur d’exécution (modification des différentes politiques de gestion). Afin de faciliter l’intégration de notre système, nous avons basé nos développements sur les différents standards existants du WfMC (Workflow Management Coalition) et de l’OMG (Object Management Group). D’un point de vue technique, nous avons basé notre approche sur la programmation par composants logiciels. Elle nous permet la construction d'applications par liens entre "briques" existantes. Elle nous libère également de la gestion des aspects "non fonctionnels" (gestion de la sécurité, des transactions, …) pour nous consacrer au développement "métier".

mél - web

Retour liste


Marie-Laure Betbeder

Symba : un environnement malléable support d'activités collectives en contexte d'apprentissage

Thèse en informatique de l'Université du Maine - 15 décembre 2003
LIUM

Nos travaux de thèse s'inscrivent dans le cadre des recherches menées sur les Environnements Informatiques pour l'Apprentissage Humain (EIAH) et plus particulièrement les systèmes supports aux activités collectives en contexte d'apprentissage (activités collectives qui favorisent l'apprentissage d'aptitudes ou l'acquisition de connaissances). Parmi ces activités, nous nous intéressons particulièrement à celles dont un des objectifs est l'apprentissage du travail collectif.
Nos travaux ont conduit à la conception d'un environnement malléable support aux activités collectives, Symba. A travers la conception de Symba nous abordons les problématiques du support à la modélisation de l'activité collective par les apprenants, de la perception de l'activité et de la malléabilité de l'environnement.
Symba est un environnement qui permet à un enseignant de proposer à un groupe d'apprenants distants une activité qu'ils devront réaliser collectivement. L'environnement permet de décomposer l'activité en différentes étapes suivant un modèle alternant des étapes individuelles et collectives, puis propose aux apprenants de s'organiser pour réaliser chacune des étapes. Décider de l'organisation de l'étape revient à composer un plan, puis à décrire chacune des tâches le composant. A partir de l'organisation définie par les apprenants, Symba propose un environnement intégrant les ressources et outils décrits au niveau organisation, environnement d'activité au sein duquel les apprenants vont pouvoir réaliser les tâches qu'ils ont définies.

mél - web

Retour liste


Virginie Zampa

Les outils dans l'enseignement : conception et expérimentation d'un prototype pour l'acquisition par expositions à des textes

Thèse en Sciences de l’Education de l'Université Pierre Mendès France - Grenoble II - 12 décembre 2003
LSE

Dans le cadre de cette thèse, nous avons conçu, développé et expérimenté un prototype d'environnement informatique d'apprentissage humain (EIAH) nommé RAFALES (Recueil Automatique Favorisant l'Acquisition d'une Langue Etrangère de Spécialité). RAFALES est un manuel scolaire numérique capable de sélectionner automatiquement une séquence de texte visant à optimiser l'apprentissage. Les textes sont choisis dans une base de connaissances en fonction d'un profil d'apprenant. RAFALES est adaptable : il évolue en fonction des lectures de l'apprenant. Il est automatique : la sélection des lectures se fait sans intervention humaine. Il est réinitialisable : il est facile de modifier le domaine étudié. Enfin, il est mobile : utilisable en tout lieu. L'apparition de ces quatre caractéristiques est mise en avant dans notre étude bibliographique des supports de stockage de connaissances utilisés à des fins didactiques depuis les écoles de Scribes.
RAFALES est composé de trois modules : le profil de l'apprenant, la base de connaissance du domaine étudié et le module pédagogique. Nous utilisons l'analyse de la sémantique latente (LSA) afin de modéliser les connaissances et de mesurer les distances sémantiques. Les deux premiers modules sont des espaces multidimensionnels à 300 dimensions créés à partir de textes. Le module pédagogique sélectionne les textes à fournir à l'apprenant en fonction des distances sémantiques entre son profil et la base de connaissances. Nous pensons qu'il existe une distance sémantique optimale pour favoriser l'apprentissage, nous l'appelons POA (Proximité Optimale d'Acquisition).
Des expérimentations avec 42 apprenants humains, 25 experts humains et quatre apprenants virtuels nous ont permis de conforter certaines hypothèses. En particulier la distance sémantique entre les textes fournis et le profil de l'apprenant semble avoir une influence sur l'apprentissage.

mél - web

Retour liste


Jacques Béziat

Technologies informatiques à l'école primaire. De la modernité réformatrice à l'intégration pédagogique innovante.
Contribution à l'étude des modes d'inflexion, de soutien, d'accompagnement de l'innovation.

Thèse en sciences de l'éducation de l'Université Paris V - 19 novembre 2003
INRP / TECNE

Quand on parle d'informatique à l'école, il est fréquent d'entendre dire, qu'aujourd'hui, l'école ne peut plus se passer ni du multimédia ni du réseau internet. Pour les uns, ces outils sont devenus ordinaires dans le paysage scolaire habituel, pour les autres les réformateurs, ils sont un vecteur de changement profond de l'éducation scolaire, de modernisation du système éducatif. Cette opposition simplificatrice ne rend compte ni de l'impact réel des technologies de l'information et de la communication dans les classes où elles sont effectivement utilisées, ni de l'évolution des représentations qu'en a la profession enseignante, ni de la complexité des enjeux liés à leur intégration dans l'école.
Nous nous sommes focalisé sur l'école primaire car elle est le point d'entrée de la scolarité. Les maîtresses et les maîtres d'écoles ont à prendre en charge la formation initiale des élèves aux technologies de l'information et de la communication. La question pour eux est de comprendre la place que doit prendre l'apprentissage et la pratique de ces technologies dans la vie de la classe.
Pour mettre en relief la position des praticiens innovateurs vis-à-vis des technologies de l'information et de la communication, nous avons entrepris une analyse de contenu sur des actes de pratiques témoignant d'usages en classe de ces technologies. A travers cette analyse, nous observons les liens que font les praticiens leurs opinions convaincus par l'utilité pédagogique de l'informatique, entre les exigences d'une conduite de classe et les technologies numériques que la société propose.
De plus, ce travail s'est appuyé sur un cadrage large, prenant en compte des discours d'organisations internationales, une évaluation du contexte déclaratif français, et une analyse de l'offre de ressources scolaires sur l'internet. Nous cherchons ainsi à articuler les discours de praticiens innovateurs dans le contexte global de ce qui se dit de l'informatique en éducation hors l'école.
A partir de témoignages d'enseignants, nous avons cherché à mettre en évidence un modèle systémique articulant les arguments généraux quant à la perception qu'ils ont des technologies numériques à l'école. Certaines de leurs expériences de terrain produisent des pratiques référentes pour l'ensemble de la profession. Ce jeu d'acteurs est déterminant pour une généralisation des technologies de l'information et de la communication dans les pratiques éducatives, peut-être même davantage que toute injonction moderniste.
Le résultat de cette évolution n'est pas donné, mais l'école change, ni dans le sens des visions les plus réformatrices sur l'école, ni dans celui des enseignants les plus conservateurs. De ce point de vue, la position des enseignants qui utilisent les technologies de l'information et de la communication de manière constructive en classe est singulière. A la fois " gardiens du temple " et inventeurs, ils apportent leur vision d'une école en mouvement dans la continuité du système éducatif.

mél

Retour liste


Xavier Pavard

Modélisation des connaissances de référence en algèbre et de leur évolution dans l'enseignement secondaire

Thèse en informatique de l'Université Joseph Fourier - Grenoble 1 - 28 octobre 2003

Notre travail se situe dans le cadre de travail de l'EIAH, et plus particulièrement dans le cadre du logiciel APLUSIX micromonde, un environnement d'apprentissage de l'algèbre. La problématique à laquelle nous nous attachons est de modéliser les connaissances de référence du domaine de l'algèbre. Puis de mettre à disposition des outils pour aider le professeur à construire ses propres connaissances de références. Enfin le dernier objectif est de faire fonctionner le système conçu dans l'environnement APLUSIX. Les connaissances de références sont les connaissances qu'utilise un professeur en face de sa classe. Le modèle proposé doit représenter ces connaissances et leur évolution au fur et à mesure de l'apprentissage. Cette modélisation permet entre autre d'adapter l'environnement aux utilisateurs. Par exemple de permettre au résolveur d'adapter sa résolution en cours, ou de permettre au professeur de caractériser ses exercices par rapport au niveau de sa classe.

 

Retour liste


Kristine Lund

Analyse de l'activité explicative en interaction :
Étude de dialogues d'enseignants de physique en formation interprétant les interactions entre élèves

Thèse en Sciences Cognitives de l'Université Grenoble I - 27 octobre 2003
Laboratoire ICAR

Cette thèse s'intéresse à la modélisation de l'activité explicative dialogale dans les situations de formation. Nous nous sommes focalisée sur l'élaboration d'un modèle analytique EXPLICATE capable de prendre en compte la dynamique de l'activité explicative en interaction. En effet, nous considérons que l'activité explicative est une activité nécessairement collaborative. Elle se situe vis-à-vis des arrière plans de connaissances préalables des acteurs y participant. Ce qui est à expliquer n'est pas monolithique, défini une fois pour toute, il est au contraire à construire dans l'interaction. De ce fait la négociation de l'explication influence l'objet à expliquer lui-même.
Afin d'élaborer et valider le modèle EXPLICATE, nous avons étudié les interactions issues de deux situations de formation initiale en IUFM de futurs enseignants en physique. La seconde était l'évolution et l'institutionnalisation de la première. Dans ces situations, les acteurs analysent respectivement l'activité verbale et non verbale des élèves sous forme de transcription et de vidéo, recueillies dans une situation de résolution de problème en classe de physique. Nous leur demandons d'interpréter ensemble l'activité des élèves en fonction d'une certaine vision de la modélisation en physique, ce qui débouche sur une activité explicative, élaborée en commun.
En premier lieu, nous avons pu décrire le déroulement effectif de l'activité explicative en interaction de la manière suivante : au départ, les acteurs procèdent à une négociation sur un objet de focalisation dont une caractéristique précise est remarquée. Cette caractéristique d'objet est comparée à un autre objet n'ayant pas la caractéristique et existant dans une situation normative ou habituelle (cas contrastif). Cette comparaison débouche à la négociation d'un explanandum (objet à expliquer) qui déclenche un questionnement à poursuivre. Ensuite, les acteurs co-construisent des explanantia (ce qui explique) afin de rendre moins problématique l'explanandum. Dans un deuxième temps, nous avons pu mettre en évidence plusieurs phénomènes locaux concernant la dynamique de la production d'explananda et d'explanantia.
De surcroît, nous nous sommes intéressée à l'activité explicative comme configuration complexe multi-dimensionnelle. La grille d'analyse associée au modèle EXPLICATE nous a permis de constater un ensemble d'influences possibles sur l'activité explicative, notamment la structuration de la situation, les artefacts mis à la disposition d'acteurs, les rôles socio-institutionnels d'acteurs, l'adressage de la parole d'acteurs lors de la production d'éléments précis du modèle EXPLICATE et les savoirs mobilisés par les acteurs. À partir de ces facteurs, nous avons pu déceler des différences intéressantes entre les deux formations susceptibles d'influencer leurs re-conceptions.
Nous envisageons de poursuivre ces travaux par le recueil de corpus d'interactions dans d'autres domaines impliquant les connaissances complexes, pour agrandir l'étendue de notre modèle analytique de l'explication en interaction.

mél - web

Retour liste


Zacharoula Smyrnaiou

Modélisation : l'apport des logiciels éducatifs

Thèse en sciences de l'éducation de l'Université Paris V - 17 octobre 2003

Les logiciels éducatifs destinés à l'enseignement de la physique sont étudiés du point de vue de leur apport, pour la formation des élèves de l'enseignement secondaire, aux démarches de modélisation. A partir d'une étude des logiciels existant actuellement, deux logiciels ont été sélectionnés, très contrastés du point de vue de leurs caractéristiques, pour faire l'objet d'une évaluation cognitive. Le premier (La physique par l'image) plonge d'emblée l'élève dans un monde mathématiquement formalisé ; le second (ModelScreator) offre une palette d'outils de représentation symbolique (images, icones, graphiques, numériques, littéraux) permettant des jeux de traduction et de mise en relation de représentations. 93 élèves des classes de collège et lycée ont été interrogés individuellement (expérimentation avec des objets puis avec le logiciel et inversement) et leurs réponses analysées. Les résultats montrent que le second logiciel est mieux adapté que le premier, notamment pour les élèves de collège. Son utilisation favorise le processus de modélisation, en ce sens qu'il induit davantage une interprétation relationnelle de l'expérience physique que le logiciel qui ne permet qu'une modélisation mathématique de l'expérience.

mél

Retour liste


Aloys Mbala

Analyse, conception, spécification et développement d’un système multi-agents pour le soutien des activités en formation à distance

Thèse en informatique de l'Université de Franche-Comté - 16 octobre 2003
LIFC

Nos travaux de thèse s'inscrivent dans les EIAH (Environnements Informatiques d'Apprentissage Humain) et plus particulièrement dans le contexte de la formation à distance (FAD) médiatisée par les ordinateurs et les réseaux informatiques. Nous nous intéressons au soutien à apporter aux utilisateurs afin qu'ils puissent mener à bien leurs activités pédagogiques et contribuer à la réussite de la session de formation. Comme nous nous situons plus particulièrement dans une pédagogie basée sur une production collaborative dans des groupes de taille réduite (8 à 15 personnes) ; l'existence et la vitalité du groupe, l'apparition d'une quantité minimale d'interactions entre les membres du groupe sont pour nous des enjeux majeurs. C'est pourquoi nous mettons un accent particulier sur la compréhension de la tâche du tuteur et proposons des outils informatiques capables de l'aider à apprécier l'état de son groupe et le bon déroulement des activités pédagogiques.
Notre approche méthodologique basée sur une démarche expérimentale (nous avons participé à un projet pluridisciplinaire dont le point focal était la conduite d'une session de FAD baptisée SimuLigne) nous a permis de comprendre que l'usage des outils informatiques à mettre à la disposition des utilisateurs doit épargner autant que possible les ressources humaines, déjà si cruciales en FAD. Nous avons eu recours au paradigme d'agent pour proposer un système multi-agents qui regrouperait un ensemble de fonctionnalités qui, de notre point de vue, manquent actuellement aux plates-formes de téléformation et que l'on viendrait y greffer. C'est ainsi que nous avons identifié et mis en œuvre un ensemble d'outils pour développer SIGFAD, notre système multi-agents. SIGFAD a été analysé, conçu et spécifié suivant une méthodologie de développement de système multi-agents (MaSE et l'environnement associé AgentTool), les agents ont été construits suivant une l'architecture JAM basée sur le modèle BDI (beliefs - desires - intentions). Les agents ont été programmés en Java et ils communiquent à travers des sockets écrites dans le même langage. La volonté d'appliquer toutes les étapes du cycle logiciel (de l'analyse à l'implémentation) à SIGFAD nous a donné l'occasion de constater la carence d'outils de développement adaptés à l'implémentation de systèmes à base d'agents.
SIGFAD permet d'obtenir la liste des utilisateurs présents, absents et dormants (utilisateurs qui se connectent à la plate-forme mais ne laissent aucune trace de leur passage pour les autres membres de leur groupe) sur une période donnée. Le prototype donne l'appréciation de l'état du groupe (en fonction du nombre de personnes dites actives dans le groupe), l'état d'un apprenant (sa productivité en termes d'activités validées et sa sociabilité en fonction de sa propension à lire ou écrire des messages), et le déroulement d'une activité donnée (activité non débutée, en cours, non validée, validée). Nous appliquons SIGFAD au corpus de données recueillies durant SimuLigne et montrons ainsi l'usage qui peut être fait de notre prototype au cours d'une session de formation à distance.
Le souci de rendre SIGFAD suffisamment générique pour être couplé à différentes plates-formes nous a conduit à nous intéresser aux questions de normalisation et de standardisation de la e-formation. Nous proposons ainsi les données que l'on devrait retrouver dans les plates-formes de télé-formation afin d'améliorer le suivi des activités en apprentissage collaboratif distribué.

mél

Retour liste


Nadège Neau

ArgoGraph: Un support au débat scientifique dans le cadre de travaux pratiques pour l'apprentissage des sciences expérimentales

Thèse en informatique de l'Université du Maine - 30 septembre 2003
LIUM

Ce travail de thèse s'inscrit dans le domaine des EIAH, Environnements Informatiques pour l'Apprentissage Humain, en s'attachant à l'apprentissage des sciences expérimentales et tout particulièrement de la Physique comme domaine d'application. Cette recherche s'est effectuée dans un cadre pluridisciplinaire, nécessitant les apports de l'Informatique, des EIAH, de la Psychologie Cognitive et de méthodes d'analyse de situation telles l'Ethnographie ou encore l'entretien semi dirigé. Les TP nécessitent une réflexion de la part des apprenants afin d'expliquer un phénomène scientifique. Or cette argumentation est très rare dans ce contexte. Dans cette perspective, nous proposons un outil supportant cette dernière. Nous avons adopté une démarche de travail centrée utilisateur. Pour cela, nous avons effectué une étude de terrain à l'USTL (Université des Sciences et Technologies de Lille) afin (i) d'observer et de comprendre les enjeux et besoins et (ii) de définir les caractéristiques de notre application. Les apports théoriques sus-jacents à la conception de notre outil sont issus de la théorie de l'activité, des théories de l'apprentissage, de l'argumentation, des représentations externes, des EIAH et du CSCL. Nous avons choisi de représenter sous une forme graphique l'argumentation au sein de notre application, nommée ArgoGraph. Ce graphe conceptuel est composé de différents types de nœuds et d'un type de relation, avec pour chacun une sémantique clairement définie. Ce type de représentation présente l'avantage de faciliter la réflexion et l'interactivité des apprenants en permettant de représenter à la fois des éléments d'information (connaissances théoriques, résultats expérimentaux) et des éléments de communication (points de vue, hypothèse, désaccord…). ArgoGraph est une application utilisable par une personne seule (version mono utilisateur) ou en groupe (version multi utilisateurs). Dans ce second cas, il s'agit alors d'une utilisation synchrone. Une expérimentation a été effectuée permettant de tester l'utilisabilité d'ArgoGraph en situation réelle d'apprentissage dont nous présentons les principaux résultats.

mél

Retour liste


Céline Desjardins

Vers une méthodologie d'analyse des construits cognitifs collaboratifs produits dans les forums électroniques textuels asynchrones

Thèse en communication de l'Université de Montréal - 11 août 2003

Les forums électroniques textuels asynchrones sont réputés permettre la construction collaborative de connaissances. Cependant, il persiste une controverse quant à leur efficacité effective en ce sens. Tant les travaux, notamment en pédagogie, sur les processus communicationnels et cognitifs qu'ils impliquent, que ceux en sciences de l'information, qui se penchent principalement sur les contenus informationnels et thématiques des conversations, demeurent relativement impuissants à démontrer ce potentiel. Afin de fournir des moyens permettant d'évaluer la capacité des forums électroniques textuels asynchrones à favoriser la construction collaborative de connaissances et à extraire lesdites connaissances, cette thèse vise à dégager les lignes directrices d'une méthodologie d'analyse des forums électroniques pour y cerner les construits cognitifs collaboratifs (CCC). Nous présentons d'abord la définition et un survol historique des forums électroniques. Nous présentons ensuite les enjeux théoriques entourant la définition des supputées connaissances élaborées en forum électronique. Partant des contraintes pesant sur la définition desdites connaissances, et d'une définition de la communication et de la cognition englobant tant l'aspect informationnel que les structures communicationnelles et cognitives impliquées, nous posons la nécessité d'allier les deux types d'approches évoquées plus haut pour appréhender les CCC issus des forums électroniques.
Pour ce faire, nous exposons trois expérimentations d'analyse textuelle et discursive des forums électroniques, dont les projets ACTIA du LICEF (Télé-université du Québec), traitant diverses dimensions : lexiques, dynamique des échanges, actes de langage, stratégies fonctionnelles (Henri, 1992a), sémantique, argumentation et logique conversationnelle. Au cours de ces expérimentations, des contraintes supplémentaires apparaissent concernant les grilles d'analyse à utiliser. Nous constatons qu'il est nécessaire d'utiliser le matériau informationnel intrinsèque aux conversations analysées, plutôt que des modèles de connaissances externes, en s'appuyant sur une analyse linguistique qui dépasse une simple analyse de données. On verra de plus que, par souci d'adéquation épistémologique, les schèmes d'analyse structurelle utilisés doivent d'abord être basés sur des caractéristiques inhérentes à la conversation avant que d'y appliquer des schèmes conceptuels ou d'activité qui lui sont extérieurs, afin de pouvoir cerner les construits cognitifs collaboratifs dans toute la variété de formes qu'ils prennent au fil d'échanges ouverts. Un type particulier d'analyse, basé sur le modèle de Dessalles (1993), tenant compte de la dynamique logique de la conversation, est proposé à cet effet, permettant de dégager l'ossature des CCC élaborés en forums électroniques. Grâce à la synthèse théorique de Baker (1999) sur les interactions constructives, on présente ensuite comment cette analyse de base peut être associée, selon les visées analytiques, à des schèmes supplémentaires, permettant de dégager certaines dimensions additionnelles des CCC, concernant l'attitude cognitive des locuteurs, la qualité des connaissances traitées, les opérations discursivo-cognitives plus fines et la complétude interactionnelle. Nous présentons enfin comment une opérationnalisation véritable d'une telle méthodologie dépendra à l'avenir d'une conjonction avec le développement du traitement automatique du langage.
Cette thèse en communication est marquée d'un esprit multidisciplinaire, et puise dans plusieurs champs et disciplines : pragmatique, argumentation, linguistique, analyse de contenu, analyse conversationnelle et analyse de discours, sciences cognitives et travaux sur l'usage pédagogique de la communication médiatisée par ordinateur.

Retour liste
Dominique Deuff

Structuration et représentation de contenus multimédias pour une application dans le domaine de l’éducation

Thèse en informatique de l'Université Rennes I - 10 juillet 2003
France Télécom R&D

L’objectif de cette étude, à l’intersection entre informatique et éducation, vise la réalisation d'un outil logiciel, cohérent avec une architecture de mutualisation de contenus, proposant à des enseignants de créer des supports de cours numériques. Nous avons choisi de baser cet outil sur la technologie MPEG-4 pour les aspects de compression, de composition multimédia et d'interactivité qu'elle procure. À partir de cet objectif nous avons travaillé selon les trois axes de recherche suivants :
• Un « outil auteur » de création de contenus pédagogiques : Nous avons consacré l'ensemble de cet axe à la conception et la réalisation d'un outil simple, adapté à des enseignants « novices », et « fini » afin qu'ils n'aient pas à interagir avec des logiciels supplémentaires pour créer d'un contenu. Pour respecter la tâche de l'utilisateur dans la création d'un support de cours et pour simplifier son travail, l'interface est basée sur l'IHM des assistants d'installation dont la caractéristique principale est le guidage, notion importante pour un outil destiné à des enseignants « novices » en informatique. À travers les tests utilisateurs que nous avons effectués, nous avons pu montrer l'intérêt de l'outil auprès des enseignants de primaire et secondaire.
• un « module vidéo » : La vidéo est l’élément de média le plus utilisé, en classe, après les éléments « texte » et « image ». Elle possède des qualités à la fois temporelles et spatiales. Nous avons conçu et construit le « module vidéo » dans le but de permettre à l'enseignant d'exploiter, d'une part, le caractère temporel de la vidéo par la création de marques aux endroits jugés par lui pertinents, et, d'autre part, le caractère spatial par la réalisation de zones cliquables qu'il peut par la suite utiliser à son gré. Si de nombreux outils proposent la création de marques temporelles, peu exploitent, actuellement, la possibilité de segmenter spatialement une vidéo. De plus, ces outils sont à usage des professionnels et ne sont pas destinés aux « novices ».
• la représentation par un espace 3D des contenus : Cette étude conceptuelle est une proposition pour répondre à la contrainte d'unicité de sens et d'espace que nous avons défini pour les contenus. La solution envisagée est basée sur des caractéristiques d'environnements 3D destinés à la bureautique. Nous avons conçu un espace 3D divisé en deux parties contenant des zones susceptibles de recevoir des médias. Les éléments centraux possèdent des boutons d'interaction grâce auxquels l'utilisateur peut contrôler un média et être acteur de son apprentissage.
Ce travail étant à l'intersection d'une technologie et du domaine de l'éducation, il a bénéficié d'apports divers : informatique, ergonomie, psychologie, pédagogie. Le résultat n'est pas le produit d'une discipline à laquelle auront été ajoutées des connaissances d'autres disciplines, mais l’œuvre d'un travail d'intégration d'un ensemble de connaissances visant la production d'un outil adapté à la communauté enseignante.

mél

Retour liste

Carine Webber

Modélisation informatique de l'apprenant - Une approche basée sur le modèle cK¢ et la théorie de l'émergence

Thèse en informatique de l'Université Joseph Fourier - Grenoble I - 17 juin 2003
LEIBNIZ - Equipe Did@Tic et Magma

La modélisation informatique de l'apprenant vise la construction d'un modèle cognitif à partir de l'observation du comportement d'un apprenant à l'interface d'un système informatique. Au delà de la simple prise en compte des actions locales de l'apprenant lors de la réalisation de son travail, cette modélisation doit pouvoir fournir des explications sur le raisonnement de l'apprenant en identifiant les connaissances sous-jacentes. Dans cette problématique, le modèle théorique cK¢ (conception, connaissance et concept) permet de représenter les erreurs d'un apprenant en termes de connaissances. La thèse que nous défendons est que le modèle cK¢ peut être le fondement d'une nouvelle approche de modélisation informatique de l'apprenant. Nos travaux se sont donc appuyés sur ce modèle théorique mais également sur la théorie de l'émergence. En nous basant sur ces principes, nous avons élaboré un modèle informatique multi-agents destiné au diagnostic de conceptions d'un apprenant.

mél

Retour liste

 

hébergement INRP - Copyright ATIEF - mise à jour : 15 mars, 2006 par Christophe Reffay