En présentant
notre candidature au CA de l'AECSE puis à sa présidence,
nous avons exprimé notre volonté de continuer dans la
lignée de nos prédécesseurs, qui ont su affirmer
et faire reconnaître le rôle des sciences de l'éducation
dans le domaine scientifique ainsi que la diversité des champs
de pratiques sociales dans lesquels elles sont investies.
Dans les années
à venir, l'AECSE, lieu de débats et de réflexions,
aura à prendre une part active dans les changements qui s'annoncent
dans l'organisation de la recherche et de la formation à la recherche,
dans la structuration des cursus et dans une conception de formations
plus en relation avec des univers professionnels variés. C'est
pourquoi les axes suivants nous paraissent prioritaires :
1 - Les politiques
de recherche en éducation qui posent deux séries de questions
essentielles. La première concerne les questions de formation
avec, notamment, les transformations liées à la création
et au développement des Écoles doctorales. La seconde
concerne la conduite de la recherche en éducation : diversité
des cadres de référence, place des terrains et des professionnels,
prise en compte des recherches étrangères, instances de
financement (de la région à l'Europe en passant par l'État)...
2 - Les relations
internationales. Il s'agit à la fois de rendre plus visibles
nos travaux à l'étranger et d'enrichir nos recherches
de références moins hexagonales. S'il faut développer
et assurer les liens qui sont en train de se tisser avec des associations
anglophones, il ne faut cependant pas négliger la diversité
des univers culturels
3 - La professionnalisation.
Le renouvellement des générations fait qu'il faut former,
dans les années à venir, un nombre considérable
de professionnels de l'éducation. Il importe d'affirmer, à
cette occasion, la nécessité et la présence des
Sciences de l'éducation. Par ailleurs, la spécificité
de ces dernières (leurs cursus, leur recours à des personnels
de statuts très différents, la grande diversité
de leurs champs d'intervention, etc.) les rend très attractives
pour de nombreux postulants. Il paraît très important de
réfléchir aux dispositifs de formation (ou à leur
aménagement) ainsi qu'à ce qu'il est pertinent de proposer
pour valider leurs acquis professionnels.
Le CA, largement
composé de nouveaux membres, aura à déterminer
les tâches de chacun et des modalités de travail diversifiées
pour que puissent se poursuivre les débats sur la recherche,
sur les questions institutionnelles concernant notre discipline, sur
l'éducation et sur l'école. Il aura aussi à développer
la circulation de l'information sur ce qui se fait en sciences de l'éducation
dans les multiples lieux et les multiples structures institutionnelles
où elles sont implantées.
L'AECSE est devenue
un pôle d'identification et de réflexion pour tous les
enseignants chercheurs en Sciences de l'Éducation, il importe
d'assurer ensemble la continuation de cette vie associative dynamique
et stimulante.
Michèle
Guigue, Patrick Rayou